folk horror


Fréwaka

Aislinn Clarke nous offre dans son Fréwaka, une drôle de fresque irlandaise à partir d’une fable celtique. La réalisatrice nous recouvre de sa langue et de son imaginaire irlandais, mais ce n’est pas tellement dans le folk horror qu’elle donne. Retour tardif sur ce film discret, disponible en ce moment sur Arte.tv, encore pour le mois de décembre.

Une silhouette masculine avec de grandes cornes de bouc se tient debout au sommet d'une montagne dans le film Fréwaka.

Les Yeux de Feu

Classique mineur de la folk horror, « Les yeux de feu » (Avery Crounse, 1983) est unique en son genre, une œuvre née de l’esprit sincère et non formaté d’un photographe aguerri doublé d’un réalisateur débutant. Totalement en marge de l’épouvante des années quatre-vingts, le film a été restauré et ressorti pour la première fois par Severin en 2021. Invisible en France autrement qu’en VHS, il bénéficie aujourd’hui grâce à Rimini d’une belle édition Blu-ray / DVD comprenant la version cinéma et la director’s cut.

Une jeune femme rousse avec des plumes dans les cheveux, l'air débraillé, est assise contre le tronc d'un arbre sur lequel des visages semblent s'animer ; scène du film Les yeux de feu.

Dans une vallée désertique, un homme est accroché par deux fils entre deux parois ; un deuxième homme, vu de dos, l’observe ; plan issu du film The Seeding.

The Seeding

Désert, soleil de plomb, absence de vie, fosse aux lions… « The Seeding » (Barnaby Clay, 2023) se fait le reflet, pour le meilleur et pour le pire, des angoisses profondes universelles que chacun de nous éprouve sans le dire. Entre claustration, abus, inceste et sacré, un film qui en dit long sur ce vacillement, cette dépossession de soi, cette résignation propres à l’homme civilisé.


Incubus

Le beau travail éditorial du Chat qui fume n’est plus à prouver, mais la sortie d’Incubus (Leslie Stevens, 1966) rappelle à quel point leur démarche patrimoniale est aussi forte que nécessaire. En effet, l’éditeur français est à l’initiative de la restauration de ce film que l’on pensait disparu depuis des décennies…

Plan rapproché-épaule sur Allyson Ames, près d'un arbre à hauteur de ses branches, en noir et blanc, issu du film Incubus.

Une scène de bal, dansent un homme en noir et une jeune femme blonde en robe blanche, dans ce qui semble être un sous-sol, éclairé par des torches, sous le regard d'un public plutôt nombreux ; scène du film La jeune fille et les paysans.

La Jeune Fille et les Paysans

Après le très remarqué La passion Van Gogh (2017), le duo DK Welchman – alors créditée Dorota Kobiela et Hugh Welchman reviennent en force avec un nouveau film d’animation en peinture suivant la méthode de la rotoscopie, La jeune fille et les paysans (2024). Croûte ou nouveau coup de maître ?