peplum


Christopher Nolan, le complexe d’Ulysse

| ANALYSE | À la sortie de L’Odyssée (2026), beaucoup d’encre a coulé pour souligner ô combien, depuis ses premiers longs-métrages, Christopher Nolan n’a cessé de puiser dans les dynamiques homériques. Mais rares sont ceux qui ont eu l’honnêteté d’en interroger autant le positif que les aspects les plus problématiques. Nous voilà.


Les Titans

| VIDEOCLUB | Si c’est à Hollywood qu’on doit les plus éminents péplums, tels que « Quo Vadis ? » (Mervyn LeRoy, 1951), « Ben-Hur » (William Wyler, 1959) ou « Les Dix Commandements » (Cecil B. DeMille, 1956), il ne faut toutefois pas négliger l’apport de la Cinecittà à la même époque. Au milieu d’une production pléthorique où la qualité joue aux montagnes russes, « Les Titans » (Duccio Tessari, 1962), qui sort chez Rimini Éditions en version restaurée dans un combo DVD / Blu-ray, se démarque par son rythme et son humour.


Vers un troisième âge d’or du péplum hollywoodien ?

| ANALYSE | Le succès international et incontestable de « L’Odyssée » (2026) de Christopher Nolan semble relancer la hype du péplum et des promesses de grands spectacles en salle qu’il accompagne, l’occasion de se demander si le film pourrait être à la source d’un troisième âge d’or du péplum hollywoodien et de revenir, par-là même, sur les deux précédentes périodes de majesté du genre et leurs impacts significatifs sur la sauvegarde de l’industrie cinématographique américaine à travers son histoire.

Des hommes tirent le cheval de troie sur la plage dans L'Odyssée de Christopher Nolan

L’Odyssée

l EN SALLES | Premier long-métrage intégralement tourné en caméras IMAX 70 mm, L’Odyssée (2026) est un projet à la mesure de Christopher Nolan : colossal, ambitieux et – sans surprise – profondément clivant. Entre les adorateurs dithyrambiques et les contempteurs les plus virulents, la réalité se situe sans doute entre les deux. Le cinéaste britannique signe un film stimulant, dont la fidélité à l’œuvre antique est davantage structurelle que littérale, mais il se heurte aussi aux gimmicks qui accompagnent son cinéma depuis longtemps.


Dar L’invincible

Fût une époque où les grandes fresques d’heroic fantasy faisaient encore rêver les spectateurs, avec leurs héros huilés et musclés combattant d’effroyables ennemis parés de têtes de mort. Si Conan le Barbare (John Milius, 1982) reste le mètre étalon du genre qui aura donné envie à de nombreux réalisateurs de se frotter aux armures qui piquent avec plus ou moins de talent, ne faites pas l’erreur de passer à côté de Dar l’invincible (Don Coscarelli, 1983), adaptation du roman The Beast Master d’Alice André Norton, loin de mériter sa réputation de sous Conan. Pour l’occasion, ESC nous promet une superbe galette Blu-Ray UHD 4K pleine de contenus qui raviront les fans de la première heure.

Dar l'invincible, incarné par Marc Singer, est pensif, dans un décor rocailleux aride, sur lequel plane un corbeau qui semble le regarder.

Combat entre les gladiateurs Paul Mescal et Pedro Pascal dans l'arène du film Gladiator II.

Gladiator II

S’il est bien un film qui se suffisait à lui-même et qui n’appelait pas à une suite, c’est bien Gladiator (Ridley Scott, 2000), le grand classique qui avait relancé la mode du péplum à Hollywood. Et pourtant, après un quart de siècle de rumeurs en tous genres, le voici prêt à débouler dans l’arène : Gladiator II (Ridley Scott, 2024). Un film plus intéressant pour ce qu’il raconte de son réalisateur que pour son contenu…