zendaya


L’Odyssée

l EN SALLES | Premier long-métrage intégralement tourné en caméras IMAX 70 mm, L’Odyssée (2026) est un projet à la mesure de Christopher Nolan : colossal, ambitieux et – sans surprise – profondément clivant. Entre les adorateurs dithyrambiques et les contempteurs les plus virulents, la réalité se situe sans doute entre les deux. Le cinéaste britannique signe un film stimulant, dont la fidélité à l’œuvre antique est davantage structurelle que littérale, mais il se heurte aussi aux gimmicks qui accompagnent son cinéma depuis longtemps.


Vue de dos, la silhouette de Timothée Chalamet portant une longue cape noire, observe une large explosion dans ce qui semble être un désert ; plan issu du film Dune : deuxième partie.

Dune : deuxième partie

Après le succès modéré du premier opus, l’accueil dithyrambique réservé à Dune : Partie 2 (2024) laisse cette fois peu de place à la nuance. Une grande majorité de la presse comme du public célèbre un spectacle total et porte Denis Villeneuve en nouveau roi du divertissement noble. Mais pour d’autres, ce deuxième volet confirme plutôt les limites entrevues dans le premier film, celles d’un cinéaste incapable d’insuffler la vie à un récit d’une telle envergure.


Dune rêve-t-il d’une société écologique ?

Dune de Frank Hebert nourrit depuis plusieurs décennies l’imaginaire artistique d’anticipation. Plusieurs cinéastes, pris d’affection, s’appliquèrent à donner une image aux mystères, aux êtres et aux choses que Dune évoque. Après l’avortement criminel de celui de Jodorowsky en 1977 et la déconfiture de celui de Lynch en 1984, Denis Villeneuve, en 2021, revient réconcilier le littéraire borné, le cinéphile aveugle et l’écolo sensible : l’occasion d’une digression sur le long-métrage et sa portée allégorique.

Au premier plan Timothée Chalamet la tête baissée, les bras le long du corps ; derrière lui, la plage, et dans le ciel trois vaisseaux spatiaux flottant ; scène du film Dune.