Archives du mois : août 2026


La Fin d’Oak Street

| EN SALLES | Huit ans après le trip parano aussi fascinant qu’opaque que fut « Under The Silver Lake » (2018) et avant la suite annoncée de « It Follows » (2014), David Robert Mitchell est de retour avec « La Fin d’Oak Street » (2026) itération originale du genre du film de dinosaures dont le commentaire critique aura souvent tourné autour des mêmes raccourcis et maladresses.

Un dinosaure géant poursuit deux personnes dans une rue résidentielle américaine.

Alfred Hitchcock, les premières marches du suspense

| ANALYSE | Si la postérité a largement privilégié la période américaine d’Alfred Hitchcock, qui concentre presque tous ses films devenus des références de la culture tant populaire que cinéphilique, sa période britannique (1925-1939) revêt une importance différente : elle permet de voir « Hitchcock inventer Hitchcock ». À l’occasion de la réédition par Elephant Films de cinq longs-métrages restaurés en haute définition, revenons sur la genèse de cette grammaire hitchcockienne du suspense, qui culminera outre-Atlantique mais dont Les 39 Marches (1935) offre déjà une première synthèse.


Le tueur frappe trois fois

| VIDEOCLUB | Pendant que le giallo naissait en Italie, son ancêtre germanique, le krimi, jouissait déjà d’une grande popularité. « Le tueur frappe trois fois » (Massimo Dallamano, 1968) fait s’entrechoquer les deux genres dans ce polar transalpin se déroulant en Allemagne.

Jeune femme rousse alanguie sur le lit en nuisette blanche.

Christopher Nolan, le complexe d’Ulysse

| ANALYSE | À la sortie de L’Odyssée (2026), beaucoup d’encre a coulé pour souligner ô combien, depuis ses premiers longs-métrages, Christopher Nolan n’a cessé de puiser dans les dynamiques homériques. Mais rares sont ceux qui ont eu l’honnêteté d’en interroger autant le positif que les aspects les plus problématiques. Nous voilà.


The Stuff

| VIDEOCLUB | Sous ses airs de crème glacée inoffensive, « The Stuff » (1985) cache une satire féroce de l’Amérique consumériste des années 80. Entre horreur viscérale, thriller paranoïaque et critique du matraquage publicitaire, Larry Cohen transforme une mystérieuse substance blanche en incarnation monstrueuse d’une société dévorée par sa propre frénésie de consommation. À l’occasion de sa ressortie en édition collector chez Rimini Éditions, retour sur une œuvre aussi jubilatoire que visionnaire.

Une matière blanche squammeuse semble attaquer le visage d'une femme apeurée

Les Titans

| VIDEOCLUB | Si c’est à Hollywood qu’on doit les plus éminents péplums, tels que « Quo Vadis ? » (Mervyn LeRoy, 1951), « Ben-Hur » (William Wyler, 1959) ou « Les Dix Commandements » (Cecil B. DeMille, 1956), il ne faut toutefois pas négliger l’apport de la Cinecittà à la même époque. Au milieu d’une production pléthorique où la qualité joue aux montagnes russes, « Les Titans » (Duccio Tessari, 1962), qui sort chez Rimini Éditions en version restaurée dans un combo DVD / Blu-ray, se démarque par son rythme et son humour.