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Les Démons du Maïs (Trilogie)

Cet été, la sortie de « Évanouis » (Zach Cregger, 2022) nous rappelait à quel point le cinéma d’horreur se plaît à corrompre les figures les plus innocentes, en particulier les enfants, afin d’en faire l’objet de notre terreur. C’est dans cette très longue tradition que s’inscrit la saga « Children of the Corn » (Les démons du maïs) qui, depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui, s’évertue à transformer de jeunes gamins campagnards en mormons extrémistes décidés à massacrer quiconque oserait atteindre la limite fatidique des 19 ans. Les éditions Rimini ressortaient le mois dernier la trilogie d’origine en Blu-Ray.

Un enfant se cache dans des épis de maïs, attentif.

Humphrey Bogart interroge un gangster dans le film La femme à abattre.

La femme à abattre

Si cela vous manquait de voir Humphrey Bogart marcher dans une brume inquiétante, clope au bec, tentant de dénouer les fils du mal, remerciez Rimini Éditions : « La femme à abattre » (1951) fait l’objet d’une édition Blu-Ray. De quoi porter à l’amateur du film noir, et dans une restauration impeccable, une étonnante incarnation du genre, entamée par Bretaigne Windust mais achevée par la pointure Raoul Walsh.


La Furie des Vampires

Parmi les nombreux plaisirs coupables dont peut jouir l’amateur de bis, il y a les films où Jacinto Molina Álvarez, alias Paul Naschy, tient le haut de l’affiche. S’ils ne sont pas tous mémorables et sont souvent réalisés avec des bouts de ficelle, ils contiennent toujours ce qu’il faut d’action, de sang et d’érotisme. La furie des vampires (León Klimovsky, 1971), proposé ici en deux versions par Rimini Editions, ne déroge pas à la règle et nous rappelle ce qu’était le cinéma d’horreur espagnol au début des années soixante-dix.

Gros plan sur Paul Naschy en loup-garou dans La Furie des Vampires.

La Tour du diable

En ressortant une double édition DVD et Blu-Ray de La Tour du Diable (Jim O’Connolly, 1972), Rimini Éditions déterre pour nous une série B devenue un classique underground du cinéma d’horreur britannique. Notamment prisé pour sa scène d’ouverture qui hante les esprits et son habileté à jouer avec la linéarité du récit, le film peine cependant à surprendre les spectateur.trices, s’enlise parfois dans les clichés du genre, et manque finalement d’un je-ne-sais-quoi pour réellement nous ensorceler…

Une jeune femme blonde, l'air somnambule, regarde au loin, les cheveux au vent ; nous la voyons à travers un étrange tronc d'arbre fantastique ; plan issu du film La tour du diable.

Deux agents municipaux chargés du nettoyage regardent l'objectif : bodybuildés, ils portent un marcel aux couleurs de leur ville et des lunettes de soleil, leurs balais dans les mains ; scène du film Body trash.

Body Trash

La ozploitation dans toute sa splendeur nous est proposée dans ce film réédité chez Rimini. « Body Trash » (Philip Brody, 1993) est à ranger de petits classiques du genre comme « Fair Game » (Mario Andreacchio, 1986) ou « Braindead » (Peter Jackson, 1992). Très loin d’être parfait, ce petit body horror tel qu’on les aime entre amis n’a jamais paru si beau…