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La femme à abattre

Si cela vous manquait de voir Humphrey Bogart marcher dans une brume inquiétante, clope au bec, tentant de dénouer les fils du mal, remerciez Rimini Éditions : « La femme à abattre » (1951) fait l’objet d’une édition Blu-Ray. De quoi porter à l’amateur du film noir, et dans une restauration impeccable, une étonnante incarnation du genre, entamée par Bretaigne Windust mais achevée par la pointure Raoul Walsh.

Humphrey Bogart interroge un gangster dans le film La femme à abattre.

Un jeune homme en veste rouge est endormi dans un bois, sous un ciel violacée très apaisant ; plan issu du film Rêves sanglants.

Rêves sanglants

Rimini Editions nous propose une restauration en Blu-Ray d’une pépite de l’horreur, « Rêves sanglants » (Roger Christian, 1982), qui précède « Les Griffes de la Nuit » (Wes Craven, 1984) sur la question d’insuffler l’horreur dans les rêves et la relation complexe mais intrinsèque entre la cauchemardesque réalité et le confort morbide des rêves.


Une jeune femme rousse avec des plumes dans les cheveux, l'air débraillé, est assise contre le tronc d'un arbre sur lequel des visages semblent s'animer ; scène du film Les yeux de feu.

Les Yeux de Feu

Classique mineur de la folk horror, « Les yeux de feu » (Avery Crounse, 1983) est unique en son genre, une œuvre née de l’esprit sincère et non formaté d’un photographe aguerri doublé d’un réalisateur débutant. Totalement en marge de l’épouvante des années quatre-vingts, le film a été restauré et ressorti pour la première fois par Severin en 2021. Invisible en France autrement qu’en VHS, il bénéficie aujourd’hui grâce à Rimini d’une belle édition Blu-ray / DVD comprenant la version cinéma et la director’s cut.


Épouvante sur New York

Après « Meurtres sous contrôle » (1976), Rimini poursuit sa réédition des films de Larry Cohen avec « Épouvante sur New York » (1982) dans un joli combo DVD/Blu-ray agrémenté d’un livret de 24 pages signé Marc Toullec. Mêlant horreur, fantastique et science-fiction, ce petit bijou est un véritable manuel de la débrouille à destination des réalisateurs désargentés.

Un Quetzalcóatl géant au-dessus des buildings dans le film Épouvante sur New York.

Plan sous-marin sur une immense pieuvre dans le film Tentacules.

Tentacules

Les monstres marins connaissent, pour le meilleur et pour le pire, un regain de succès ces dernières années (En eaux troubles, Jon Turteltaub, 2018 et sa suite, pour ne citer qu’un exemple), notamment grâce à la démocratisation des images de synthèse. Si requins et assimilés ont toujours occupé une place de choix parmi les bébêtes aquatiques qui font des humains leur casse-croûte, il en existe d’autres tapies dans les profondeurs océaniques. Rimini Editions donne aujourd’hui un coup de neuf àTentacules (Ovidio G. Assonitis, 1977), variation italo-américaine où les dents acérées sont remplacées par des appendices à ventouses.