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[Bilan 2025] Stephen King en majesté   Mise à jour récente !

Si l’on devait résumer l’année cinématographique 2025 en un seul nom, ce serait celui d’un septuagénaire vivant et écrivant dans une maison baroque dans le Maine. Avec pas moins de six adaptations, quatre sur le grand écran, deux sur le petit, l’œuvre de Stephen King a envahi nos écrans avec une force de frappe inédite. 

Pennywise, le clown vu au fond d'un couloir gris, tenant un ballon de baudruche rouge, dans Ca welcome to derry adapté de l'univers de Stephen King.

Josh Brolin assis à son bureau affiche un large sourire en montrant quelqu'un du doigt, comme pour le motiver ; plan issu du film Running Man.

Running Man

Les adaptions cinématographiques étant aussi prolifiques que ses romans, le maître de l’horreur Stephen King voit de nouveau l’un de ses livres s’étaler sur grand écran avec « Running Man » (Edgar Wright, 2025). La première version de 1987 anticipant déjà le pouvoir grandissant des médias, qu’est-ce que ce remake peut encore nous raconter dans une époque où ce genre de cauchemar est pratiquement devenu la réalité ?


Les Démons du Maïs (Trilogie)

Cet été, la sortie de « Évanouis » (Zach Cregger, 2022) nous rappelait à quel point le cinéma d’horreur se plaît à corrompre les figures les plus innocentes, en particulier les enfants, afin d’en faire l’objet de notre terreur. C’est dans cette très longue tradition que s’inscrit la saga « Children of the Corn » (Les démons du maïs) qui, depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui, s’évertue à transformer de jeunes gamins campagnards en mormons extrémistes décidés à massacrer quiconque oserait atteindre la limite fatidique des 19 ans. Les éditions Rimini ressortaient le mois dernier la trilogie d’origine en Blu-Ray.

Un enfant se cache dans des épis de maïs, attentif.

Le gardien de la crypte de la série Creepshow, squelette portant une robe à cape comme celle des moines.

Creepshow – L’Intégrale

Creepshow, c’est d’abord un fantasme cinéphile devenu réalité : la collision parfaite entre deux figures majeures de la satire horrifique américaine. D’un côté, George A. Romero, pape du film de zombies et maître des paraboles sociales déguisées en cinéma de genre, et de l’autre Stephen King, conteur populaire des terreurs ordinaires, qui troque ici la machine à écrire pour une machine à remonter le temps, direction la grande époque du comic book horrifique.


Life of Chuck

Mike Flanagan continue de creuser son sillon dans l’œuvre de Stephen King avec « Life of Chuck », adaptation étonnamment méditative d’une nouvelle peu connue de l’auteur, pourtant l’un des plus adaptés — et les plus lus — du genre horrifique. Un projet inattendu, où l’horreur cosmique ne fait pas tant peur qu’elle donne à penser. Attention fin du monde et spoilers à venir.

Chuck pensif devant un grand néon rose et bleu ; scène de nuit du film Life of Chuck.

The Monkey

The Monkey

Dans notre bilan 2024 des séquences qui ne font pas genre, nous mettions en évidence le fait que Longlegs commence par une séquence à « hauteur d’enfant ». Une mise en scène loin d’être anodine, tant toute la filmographie du cinéaste tourne autour de l’enfance et du mal que peuvent transmettre les parents (l’abandon d’Hansel et Gretel, les parents dans Longlegs). Avec The Monkey, le réalisateur adapte une nouvelle de Stephen King, l’auteur d’horreur s’étant le plus souvent placé à cette hauteur d’enfant, qui parle tout autant de peurs enfantines – un jouet meurtrier – que d’héritage parental difficile à assumer.