stephen king


La Fin d’Oak Street

| EN SALLES | Huit ans après le trip parano aussi fascinant qu’opaque que fut « Under The Silver Lake » (2018) et avant la suite annoncée de « It Follows » (2014), David Robert Mitchell est de retour avec « La Fin d’Oak Street » (2026) itération originale du genre du film de dinosaures dont le commentaire critique aura souvent tourné autour des mêmes raccourcis et maladresses.

Un dinosaure géant poursuit deux personnes dans une rue résidentielle américaine.

Pennywise, le clown vu au fond d'un couloir gris, tenant un ballon de baudruche rouge, dans Ca welcome to derry adapté de l'univers de Stephen King.

[Bilan 2025] Stephen King en majesté

Si l’on devait résumer l’année cinématographique 2025 en un seul nom, ce serait celui d’un septuagénaire vivant et écrivant dans une maison baroque dans le Maine. Avec pas moins de six adaptations, quatre sur le grand écran, deux sur le petit, l’œuvre de Stephen King a envahi nos écrans avec une force de frappe inédite. 


Running Man

Les adaptions cinématographiques étant aussi prolifiques que ses romans, le maître de l’horreur Stephen King voit de nouveau l’un de ses livres s’étaler sur grand écran avec « Running Man » (Edgar Wright, 2025). La première version de 1987 anticipant déjà le pouvoir grandissant des médias, qu’est-ce que ce remake peut encore nous raconter dans une époque où ce genre de cauchemar est pratiquement devenu la réalité ?

Josh Brolin assis à son bureau affiche un large sourire en montrant quelqu'un du doigt, comme pour le motiver ; plan issu du film Running Man.

Un enfant se cache dans des épis de maïs, attentif.

Les Démons du Maïs (Trilogie)

Cet été, la sortie de « Évanouis » (Zach Cregger, 2022) nous rappelait à quel point le cinéma d’horreur se plaît à corrompre les figures les plus innocentes, en particulier les enfants, afin d’en faire l’objet de notre terreur. C’est dans cette très longue tradition que s’inscrit la saga « Children of the Corn » (Les démons du maïs) qui, depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui, s’évertue à transformer de jeunes gamins campagnards en mormons extrémistes décidés à massacrer quiconque oserait atteindre la limite fatidique des 19 ans. Les éditions Rimini ressortaient le mois dernier la trilogie d’origine en Blu-Ray.


Creepshow – L’Intégrale

Creepshow, c’est d’abord un fantasme cinéphile devenu réalité : la collision parfaite entre deux figures majeures de la satire horrifique américaine. D’un côté, George A. Romero, pape du film de zombies et maître des paraboles sociales déguisées en cinéma de genre, et de l’autre Stephen King, conteur populaire des terreurs ordinaires, qui troque ici la machine à écrire pour une machine à remonter le temps, direction la grande époque du comic book horrifique.

Le gardien de la crypte de la série Creepshow, squelette portant une robe à cape comme celle des moines.

Chuck pensif devant un grand néon rose et bleu ; scène de nuit du film Life of Chuck.

Life of Chuck

Mike Flanagan continue de creuser son sillon dans l’œuvre de Stephen King avec « Life of Chuck », adaptation étonnamment méditative d’une nouvelle peu connue de l’auteur, pourtant l’un des plus adaptés — et les plus lus — du genre horrifique. Un projet inattendu, où l’horreur cosmique ne fait pas tant peur qu’elle donne à penser. Attention fin du monde et spoilers à venir.