politique


La Créature

| VIDEOCLUB | Dans la volée de la réédition en haute définition de plusieurs œuvres de Eloy de la Iglesia, c’est au tour de La Créature (1977) de se frayer un chemin jusque dans nos collections grâce à Artus Films. Véritable pépite du cinéma bis espagnol – que Fais Pas Genre a rapidement évoqué dans son carnet de bord de l’Offscreen Film Festival –, l’œuvre parvient à mettre en tension une société espagnole encore marquée par le franquisme et désir de liberté, jusqu’à ses limites les plus douteuses.


Le Prêtre

| VIDEOCLUB | À l’occasion de sa sortie en master haute définition chez Artus Films, dans un combo Blu-ray / DVD, Le Prêtre (1978) permet de redécouvrir Eloy de la Iglesia au moment où il peut enfin dire frontalement ce que la censure franquiste l’avait jusqu’alors contraint à déplacer dans le cinéma de genre. Aussi audacieux que nuancé dans sa radicalité, le film interroge l’empreinte de la dictature sur la société espagnole à travers le rapport de l’Église à la sexualité : moins un brûlot anticlérical qu’une critique du puritanisme national-catholique, étonnamment tendre envers ceux qui en subissent les contradictions.


Christopher Nolan, le complexe d’Ulysse

| ANALYSE | À la sortie de L’Odyssée (2026), beaucoup d’encre a coulé pour souligner ô combien, depuis ses premiers longs-métrages, Christopher Nolan n’a cessé de puiser dans les dynamiques homériques. Mais rares sont ceux qui ont eu l’honnêteté d’en interroger autant le positif que les aspects les plus problématiques. Nous voilà.


Albert Dupontel entre dans son meeting entouré de militants enflammés et de drapeaux français dans le film Second Tour.

Second Tour

Un film sur une élection hors période électorale, un thriller politique qui ne veut pas en être un. Un grand nom qui divise et s’en ravit, un cinéma qui veut être libre plutôt qu’être grand. Avec Second Tour (2023), Dupontel poursuit son exercice du conte contemporain entamé par Adieu les Cons (2020) et confirme l’enterrement de son cinéma trash des premiers jours (Bernie, Enfermés Dehors, 9 Mois Ferme…) dont Au Revoir Là Haut (2017) a ironiquement écrit l’oraison. Le dernier diable de Tasmanie du cinéma français se serait-il éteint ? Pas tout à fait. Quelque chose a survécu et résiste encore et toujours (on l’espère) dans l’esprit foutraque de ce cinéaste fraîchement adoubé. Mais quoi ?