Analyses

Coup de gueule, réponse, contribution à une polémique, ou réflexion autour d’une tendance, cette rubrique regroupe des articles aux humeurs aussi diversifiées que leurs sujets.


Comment Netflix maquille le crime

Les True Crime Documentaries font à nouveau sensation. Portées par le savoir-faire de Netflix en particulier, les histoires de fait divers et autres crimes exerçant la fascination des uns et des autres trouvent un second souffle, après avoir été reléguées à des émissions de soirées à la réputation plus ou moins moquée. Mais malgré la réussite indéniable, pour ne pas dire stratégique du géant du streaming sur ce type de contenu, qu’est-ce que Netflix a apporté de novateur au traitement de ces histoires de vie et de mort ? Peu, finalement, peut-être.


La jeune Encanto observe étonnée un cristal vert fluo qu'elle tient brisé dans ses mains ; scène du film Encanto, la fantastique famille Madrigal pour notre article sur Disney 2021.

[BILAN 2021] Disney, dans l’ombre de Pixar

Après une année 2020 où les films Pixar firent office de lueurs dans la nuit ce que l’exercice 2021 a surtout mis en lumière, c’est à quel point les productions de Disney Animations Studios étaient plus que jamais condamnées à résider dans l’ombre de celles du studio à la lampe. 


De Méandre à Oxygène, revivre pour survivre

Deux films de genres français, « Méandre » de Mathieu Turi et « Oxygène » de Alexandre Aja, se sont emparés quasi-conjointement des codes du film de claustration. L’occasion pour nous de faire communiquer les deux films entre eux et avec d’autres. Car sous leurs pourtours de survival qualibrés, les films de claustration cachent souvent des sujets bien plus profonds, où survivre passe d’abord par accepter de renaître.


Gros plan sur le visage d'une jeune femme blonde, les yeux rivés sur une grosse araignée au premier plan ; plan issu du film Les trois visages de la peur de Mario Bava.

Mario Bava, visages de l’artifice

La sortie conjointe de deux grands films du maître italien – Les Trois visages de la Peur (1963) et La Ruée des Vikings (1961) – chez nos camarades du Chat qui fume nous permet de revenir sur ce cinéaste de chevet pour beaucoup d’entre nous. Deux films très différents, de leur conception à leur contenue, mais qui chacun donne à voir sa poésie : celle d’un artificier amoureux des couleurs et du spectacle.


Francis Ford Coppola, rien ne peut rester d’or pur

Carlotta vient de ressortir deux films majeurs et malheureusement mésestimés de Francis Ford Coppola, Peggy Sue s’est mariée (1986) et Jardins de Pierre (1987). Deux essais de la même période, les années 80, peut-être la plus tourmentée de son auteur, mais aussi la plus mélancolique. Un temps où le cinéaste semblait obsédé par la perte de l’innocence, la sienne – celle d’un ange déchu forcé de réaliser des films de commande après un échec retentissant – et celle d’une nation tout entière quelques années après la Guerre du Vietnam.

Dans une serre éclairée par la nuit et la lumière de la lune, Nicolas Cage enlace Kathleen Turner, dos à lui ; scène du film Peggy Sue s'est mariée.