Analyses

Coup de gueule, réponse, contribution à une polémique, ou réflexion autour d’une tendance, cette rubrique regroupe des articles aux humeurs aussi diversifiées que leurs sujets.


Ruggero Deodato, manifeste anthropophage

Le Chat qui Fume ayant remis récemment à l’honneur les bisseries cannibales avec Cannibal Ferox (Umberto Lenzi, 1981), la rédaction s’est prise d’une volonté d’hommage à un certain réalisateur de série B, voyou à ses heures, mais capable de fulgurances. Là où pléthore de nécrologies ont voulu nous montrer l’envers de la filmographie de Ruggero Deodato, décédé le 29 décembre 2022, Fais Pas Genre opte pour mettre les pieds dans le plat en insistant au contraire sur la trilogie anthropophage qui l’a rendu célèbre. Car inventer un genre, ce n’est pas donné à tout le monde.

Un homme blanc, fusil au poing, se réjouit de la cabane d'indigène qui est en train de brûler ; plan du film de Ruggero Deodato Cannibal Holocaust.

Indiana Jones et la pierre angulaire du cinéma de Spielberg

À l’occasion de la sortie du cinquième volet des aventures du plus célèbre des aventuriers, Fais Pas Genre ! revient sur la saga initiée par George Lucas et Steven Spielberg dans les années 80. Indiana Jones, son Fedora et son fouet ont façonné l’imaginaire collectif et fait rêver des millions de spectateurs en quête d’aventures, alors rendons hommage à cette quadrilogie culte ! Mais surtout, voyons comme cette franchise a accompagné la carrière de son réalisateur sur plusieurs décennies…

Steven Spielberg sur le tournage d'Indiana Jones, allongé sur une maquette de plaine avec des petits soldats verts, un objectif rivé à l’œil.

Portrait de Genndy Tartakovsky à sa table de travail, sur sa palette graphique.

Genndy Tartakovsky, de Cartoon Kid à Cartoon King

Du Laboratoire de Dexter, en passant par les Super-Nanas, Clone Wars, Samurai Jack et plus récemment l’excellente série Primal : Genndy Tartakovsky, c’est tous nos rêves d’enfants les plus fous, magistralement mis en images dans une cavalcade d’hommages aux cinémas de genres. Alors que sort sa dernière série, Unicorns : Warrior Eternal, nous nous devions de dire quelques mots sur cette légende vivante de l’animation.


Faut-il réhabiliter Don Bluth ?

Voici dont un anniversaire qui est passé complètement aux travers des radars de l’info : un homme du nom de Don Bluth a soufflé le mois dernier ses 85 bougies. L’occasion chez Fais Pas Genre ! de revenir sur cette figure mésestimée de l’animation, bien que ses films aient rencontré un franc succès. Et surtout, en profiter pour saluer le travail de Rimini Éditions, grâce à qui nous pouvons (re)découvrir quelques unes des pépites de sa filmographie grâce à des ressorties Blu-Ray de qualité dont la dernière en date n’est autre que Charlie, mon héros (1989). Tentative de réhabilitation d’un véritable génie de l’animation.


Elvis Preseyl en tenue rose est sur scène, d'une main il porte le micro à pied à sa bouche, de l'autre il tend son bras vers un public de femmes qui ont les bras tendus vers lui.

De Cloclo à Elvis, biopics d’un autre genre

La vision endiablée d’Elvis par Baz Lhurmann se place d’ores et déjà comme l’une des grosses productions les plus marquantes de l’année 2022, tout comme un de ses plus grands succès au box office. Coïncidence, il y a dix ans tout juste un autre biopic dévoilait l’existence d’une icône à la trajectoire sensiblement proche de celle du King, quoique bien plus franco-française, Claude François (Cloclo de Florent Emilio-Siri, 2012). On s’empare de cette résonance en décryptant la manière dont ces cinéastes, sur une histoire pourtant similaire, jouent la carte des cinémas de genre(s) pour livrer deux expériences filmiques tout à fait différentes.