survival


Iron Lung

Iron Lung est sans conteste le succès surprise de ce début d’année au USA. Auto-produit par le youtubeur Markiplier et contraint à une sortie très limitée dans le temps, ce film d’horreur/SF inspiré du jeu vidéo éponyme vous embarque à bord d’un sous-marin dans les profondeurs d’un océan de sang à la recherche d’une forme de vie mystérieuse. Une promesse de cinéma de genre minimaliste et radicale dont le mode de production pourrait bien rebattre les cartes de l’industrie cinématographique.

Une silhouette imposante, vue de dos, tête bissée devant une paroi ébréchée, diffusant une intense lueur rouge ; visuel promotionnel du film Iron Lung.

Eliza Dushku à l'affût dans la forêt, ne remarque pas le monstre à apparence humaine qui la regarde derrière son épaule dans le film Détour mortel.

Détour mortel

Sorti au croisement de l’âge d’or du slasher des années 90 et de celui du torture porn des années 2000, « Détour mortel » (Rob Schmidt, 2003) n’avait pas convaincu grand monde en son temps. Mais une nouvelle édition signée ESC permettra peut-être de réévaluer ce film qui sera suivie de cinq suites et d’un remake…


The Seeding

Désert, soleil de plomb, absence de vie, fosse aux lions… « The Seeding » (Barnaby Clay, 2023) se fait le reflet, pour le meilleur et pour le pire, des angoisses profondes universelles que chacun de nous éprouve sans le dire. Entre claustration, abus, inceste et sacré, un film qui en dit long sur ce vacillement, cette dépossession de soi, cette résignation propres à l’homme civilisé.

Dans une vallée désertique, un homme est accroché par deux fils entre deux parois ; un deuxième homme, vu de dos, l’observe ; plan issu du film The Seeding.

Blastfighter Michael Sopkiw

Blastfighter

Prenez un beau gosse au regard ténébreux, affublez-le d’une histoire tragique, collez-lui un passage du côté obscur, un fardeau de culpabilité et des méchants caricaturaux qui ne veulent pas le laisser se repentir en paix. Ajoutez-y une jolie jeune femme, quelques amitiés viriles, un trou perdu, et vous obtenez ainsi le décor idéal d’un film d’action où ça canarde à souhait. Le Chat Qui Fume exhume aujourd’hui cette « pépite » tournée par Bava Jr., témoin d’un certain cinéma d’exploitation italien qui mangeait à tous les râteliers, non sans une certaine efficacité.


Nowhere

Surfant sur les festivités d’Halloween qui s’apprêtent à commencer, Netflix ajoute à son catalogue international le second film du réalisateur espagnol Albert Pinto : Nowhere (2023). Car si aux premiers abords, ce survival aquatique sans requins ou tueurs en série n’en a pas les atours, il joue habilement de quelques-unes de nos peurs contemporaines.

Une femme qui semble épuisée, est assise, adossée à une vieille et massive caisse en bois ; de l'eau arrive à sa poitrine ; plan issu du film Nowhere.

Un homme aux cheveux gris vise dans un fusil de chasse, s'apprête à tirer ; derrière lui, des arbres, comme dans une jungle ; plan issu du film Les traqués de l'an 2000.

Les Traqués de l’an 2000

Itération australienne des Chasses du comte Zaroff (Ernest B Schoedsack, 1932) sur fond de dictature Orwellienne, les éditions Rimini nous proposent de redécouvrir Les traqués de l’an 2000 (Brian Trenchard-Smith, 1982), une série B sympathique à défaut d’être originale.