guillermo del toro


[Carnet de bord] Festival de Cannes 2026 • Jour 1

Une fois n’est pas coutume, l’équipe de Fais pas Genre a chaussé son plus beau smoking (ou presque) pour arpenter le plus grand des festivals du monde, quelque part dans le sud de la France, dans une petite ville qu’on appelle Cannes. Comme souvent (et ce depuis un moment) la large sélection promet de nous réserver quelques grands rendez-vous qui font pas genre, entre autres choses. Pour la troisième fois consécutive, on vous propose de vous donner des nouvelles de nos éclaircis cinéphiles sur la croisette, avec nos traditionnels carnets de bord. 

Une créature avec des yeux dans les mains dans le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro

Hellboy, dans une petite ruelle de nuit, vise avec un gros revolver, prêt à tirer.

Hellboy

Le catalogue de la plateforme Shadowz accueille une belle nouveauté avec « Hellboy » (Guillermo Del Toro,2004). Film de super-héros lovecraftien qui fêtera ses 21 ans cette année et qui tient encore la dragée haute face au reste de la production super-héroïque contemporaine. On profite de cet ajout pour revenir sur ce miracle de blockbuster.


Cronos

A quoi reconnaît-on un grand premier film ? Celui d’un futur grand cinéaste ? Probablement, dans une (re)découverte à rebours, dans l’articulation claire entre des références savamment invoquées, et les éléments théoriques et cinématographiques qui seront les marqueurs forts d’une filmographie. Mise en pratique avec un cinéaste qui nous est cher, dont le premier film sort pour la première fois en salle et bientôt en vidéo dans une nouvelle restauration 4K : Cronos par Guillermo Del Toro.

Un vieil homme cache son visage avec ses mains, semblant vouloir éviter les rayons du soleil qui paraissent commencer le consumer ; plan du film Cronos.

Les six personnages principaux du film Le manoir hanté, tous en costume d'époque 19ème siècle, avancent à la file dans un couloir, voûté pour marcher à pas feutrés, éclairés par une seule bougie.

Le Manoir Hanté 1

Il est peu dire que les fans des parcs à thème Disneyland et de la marque Disney en général attendaient avec une vive impatience que le studio se penche sur une ré-adaptation cinématographique de son fameux train fantôme, après le nullissime Manoir Hanté et ses 999 fantômes (Rob Minkoff, 2003). Arlésienne depuis 2010, ce projet de nouvelle adaptation fut un temps confié à Guillermo Del Toro avant que ce dernier décide par lui-même de s’extirper de ce traquenard… difficile de lui donner autre chose que raison quand on voit ce piètre résultat.


Pinocchio

Attendu pour le 9 décembre sur Netflix et présenté au Festival Lumière en avant-première, Guillermo Del Toro nous gratifie avec son Pinocchio de son second film de l’année après Nightmare Alley. En germe depuis plus de 10 ans, cette nouvelle itération du conte de Carlo Collodi – co-réalisée avec Mark Gustafson – est une évidence pour le cinéaste mexicain. En s’appropriant le mythique pantin rêvant de devenir un vrai petit garçon, dans une inclusion absolue avec sa riche filmographie, le réalisateur signe un conte merveilleux, antifasciste, tout en étant très intime, et entend bien montrer – même sur une plateforme – de quel bois il se chauffe.

Dans l'atelier de ce dernier, Gepetto affute ses outils pendant que Pinocchio lui touche le bout du nez pour le taquiner.