christopher lee


Le vampire et le sang des vierges

En 1967, la compagnie Hammer reste pour quelques années encore maîtresse incontestée de l’épouvante. Si l’Italie parvient toujours à la concurrencer sur le créneau de l’horreur gothique, avec notamment » Opération peur »  (Mario Bava, 1966), aucun autre pays ne fait le poids. « Le vampire et le sang des vierges » (Harald Reinl, 1967), réalisé en Teutonie, fait donc figure de bizarrerie.

Christopher Lee en vampire à à la peau grise recule face au chapelet qui est brandi face à lui ; scène du film Le vampire et le sang des vierges.

Un homme avance à tâtons dans un cimetière aux croix de travers et plongé dans une brume épaisse ; plan du film Horror Hotel.

Horror Hotel

« Bring Your Daughter, Bring Your Daughter, To The Slaughter » ! Quelqu’un qui aurait été ado rebelle dans les années 90 aurait forcément hurlé ces paroles dans sa chambre ou sous la douche, s’imaginant sur scène avec Iron Maiden sous les acclamations de la foule. Peut-être même que ce citoyen aujourd’hui rangé et bedonnant se souviendrait-il du clip qu’il vit jadis sur MTV – contre l’avis de ses parents scandalisés – dans lequel de mystérieux extraits d’un film en noir et blanc entrecoupaient les gesticulations de Bruce Dickinson. Ce film, c’était City of The Dead (John Llewellyn Moxey, 1960), alias Horror Hotel.


Hammer, L’âge D’or • 1966-1969

Des coffrets consacrés à la Hammer, il y en a eu à foison ces dernières années : The Hammer Collection en vingt films chez nos amis Anglais en 2015, 13 Cauchemars de la Hammer chez Elephant Films en 2017, Collection Hammer 9 Films, chez ESC en 2022, sans oublier Sex and Blood chez Tamasa en 2020. Ce dernier constituait le tome 2 consacré à la maison de production britannique. Voici aujourd’hui – allez comprendre – le tome 1, couvrant la seconde moitié des années soixante et présentant sept réalisations plus ou moins représentatives de l’horreur gothique, à l’image restaurée (dépoussiérage et nouvel étalonnage des couleurs) et en version originale sous-titrée. On y trouve entre autres du Terence Fisher, du Christopher Lee, un peu de Peter Cushing, un soupçon d’érotisme, quelques litres de sang et pléthore de créatures diaboliques de toutes sortes. L’occasion pour nous de revenir sur les premières années de ce studio mythique.

Une main de mort-vivant s’extirpe d'une tombe fumante, dans un des films de la Hammer.

Un groupe d'hommes et de femmes vus de dos contemple une haute statue de bois prendre feu sous un ciel de crépuscule, scène du film The Wicker Man.

The Wicker Man

Nous, adeptes de chocs psychédéliques, mordus de l’horreur alternative et d’hystérie complotiste abreuvée aux ambiances païennes, nous ne pouvons qu’apprécier la re-sortie récente par Lost Films du final cut du culte The Wicker Man (Robin Hardy, 1973). Esthétiquement minimaliste dans sa facture et porté par la contre-culture seventies, cet objet nous éclaire toujours aujourd’hui de sa lueur puissante.


[Entretien] Marc Olry, à la recherche des films perdus

Le récent Midsommar (Ari Aster, 2019) ayant ravivé l’intérêt des fanatiques pour le folk horror, Marc Olry, de la société de distribution Lost Films, en profite pour exhumer des cendres The Wicker Man de Robin Hardy (1974) et de lui offrir une re-sortie en salles pour raviver le culte. Nous l’avons rencontré en juin 2021 lors d’un évènement organisé par le cinéma Le Dietrich de Poitiers. Marc Olry nous présente alors la version Final Cut de The Wicker Man, ainsi que son travail de « chercheur de perles rares cinématographiques ».

Quatre hommes se tiennent au pied d'un mannequin de bois géant, des torches à la main, sous un ciel blanc laiteux dans le film The Wicker Man pour notre entretien avec Marc Olry.

L'ombre de deux hommes qui entrent dans la caverne des enfers, éclairée de violet et de vert, scène du film Hercule contre les vampires.

Hercule contre les Vampires

L’éditeur Artus Films offre un sublime mediabook à l’un des péplums de Mario Bava, audacieusement intitulé chez nous en France Hercule contre les Vampires (1961). L’enfer des couleurs Même si on le considère avant tout comme l’un des créateurs du genre italien du giallo, Mario Bava a roulé sa bosse dans bien des genres, avec comme gouvernail et ciment ce sens esthétique semblable à nul autre. D’abord directeur de la photographie de formation, Bava a […]