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Rouslan et Ludmila

Si le rayonnement international d’Alexandre Loukitch Ptouchko est infiniment moindre que celui des plus grands réalisateurs russes tels Eisenstein ou Tarkovski, il reste très populaire en Russie comme l’un des maîtres du cinéma merveilleux. Artus Films nous livre aujourd’hui dans un superbe coffret « Rouslan et Ludmila » (1972), son dernier long-métrage, réalisé peu de temps avant sa mort.

Rouslan, sur son cheval, de nuit, fait face à un immense buste de chevalier, haut de plusieurs mètres, dans le film Rouslan et Ludmila.

Une femme allongée au regard absent tient dans ses mains un collier dans le film Les Rites Sexuels du Diable.

Les Rites Sexuels du Diable

La carrière artistique du réalisateur espagnol José Ramón Larraz n’a rien d’une ligne droite. Photographe et auteur de bandes dessinées dans les années cinquante et soixante, il se reconvertit ensuite dans le cinéma et réalise quelques longs-métrages, productions anglaises puis espagnoles, dans des registres mêlant érotisme et angoisse. Le monde du bis le redécouvre lentement ces dernières années, grâce à des éditeurs comme Mondo Macabro ou Severin outre-atlantique. En France c’est Artus qui propose aujourd’hui Les rites sexuels du diable (1982) dans un joli coffret DVD/Blu-Ray.


Le vampire et le sang des vierges

En 1967, la compagnie Hammer reste pour quelques années encore maîtresse incontestée de l’épouvante. Si l’Italie parvient toujours à la concurrencer sur le créneau de l’horreur gothique, avec notamment » Opération peur »  (Mario Bava, 1966), aucun autre pays ne fait le poids. « Le vampire et le sang des vierges » (Harald Reinl, 1967), réalisé en Teutonie, fait donc figure de bizarrerie.

Christopher Lee en vampire à à la peau grise recule face au chapelet qui est brandi face à lui ; scène du film Le vampire et le sang des vierges.

Plan rapproché-épaule sur Barbara Steele, troublée, avec des parures de noble sur la tête, dans le film La sorcière sanglante.

La sorcière sanglante

Tandis que s’achève une rétrospective à la Cinémathèque Française, Artus Films met à l’honneur Antonio Margheriti (ou Anthony Dawson, entre moult autres) avec une belle édition de La sorcière sanglante (1964), à n’en pas douter un des meilleurs films d’un faiseur de séries B prolifique.


Dans la poussière des étoiles

Dix ans après le premier space opera est-allemand, L’étoile du silence (Kurt Maetzig, 1960), Gottfried Kolditz réalise Signal, une aventure dans l’espace. Cette coproduction germano-polonaise contient déjà les thématiques caractéristiques qu’on retrouvera quelques années plus tard dans son second film de science-fiction, ultime production est-allemande dans le genre, Dans la poussière des étoiles.

L'équipage du film Dans la poussière des étoiles, avec leur combinaison de cuir rouge, entre dans une salle du vaisseau, les uns tous debout à côté des autres.

L'astronaute du film Eolomea regarde décoller un petit navire spatial juste devant lui.

Eolomea

Largement méconnue, la science-fiction du bloc soviétique n’a longtemps fait que de rares incursions plus ou moins notables à l’Ouest. De nombreux films sont ainsi restés inédits avant que quelques éditeurs courageux comme Artus ne se lancent dans la redécouverte de ce patrimoine par bien des aspects incontournable du cinéma mondial : on commence avec Eolomea, réalisé par Herrmann Zschoche en 1972.