poliziottesco


Provincia violenta

Après « Roma Violenta » (Marino Girolami, 1975), « Napoli Violenta » (Umberto Lenzi, 1976) ou « Milano Violenta » (Mario Caiano, 1976), voici « Provincia Violenta » (Mario Bianchi, 1978) qui surfe en fin de vague sur le genre poliziottesco italien et que se charge de rééditer Le Chat qui fume. Une série Z comme on les aime… Ou pas.

Deux voitures entrent en collision dans le film Provincia Violenta.

Maurizio Merli la mine sombre et triste, dans ce qui semble être une cave, aux murs de briques gris, dans le film La peur règle sur la ville.

La Peur règne sur la ville

Qui se souvient de « La Peur règne sur la ville » (Giuseppe Rosati, 1976), ce vieux néo-polar italien ? Pas grand monde ? Ça tombe bien, Le Chat qui fume va vous rafraichir la mémoire avec cette nouvelle pépite dégotée de l’autre côté des Alpes, tout droit sorti d’une époque où police et justice s’incarnaient en un seul homme : le commissaire Muri !


Échec au Gang

Dans sa démarche de faire connaitre de vieux films du monde entier, Le Chat qui fume édite le film Échec au gang (Umberto Lenzi, 1978), troisième volet des aventures du criminel Poubelle. Un poliziottesco – sous-genre policier venu d’Italie – qui fait la part belle à l’aspect dramatique, et qui, grâce à sa nouvelle restauration, n’a jamais paru aussi étincelant.

Plan rapproché-épaule sur un des voyous du film Échec au gang, narguant la police avec une grimace dans la rue.

Tomas Millian l'air fermé, au volant de sa voiture à l'arrêt, portant des lunettes de soleil opaques ; plan du film Les féroces édité dans le coffret Les années de plomb volume 3.

Les années de plomb • Vol. 3

Elephant Films trace sa route dans le paysage sombre et excité du poliziottesco, le polar amoral italien. Les Années de plomb volume 3 nous offre ainsi trois policiers acerbes, violents, et surprenants : La police a les mains liées (Luciano Ercoli, 1975) Magnum Special 44 (Stelvio Massi, 1976) et Les Féroces (Romolo Guerrieri, 1976).


Section de Choc

Un genre ne meurt jamais vraiment. Né d’une tentative, grandissant d’un succès, s’affirmant d’un chef-d’oeuvre, il s’épuise de copies et de parodies jusqu’à perdre son audience et ses financements ou évolue vers de nouveaux horizons. Mais tant qu’il y a quelqu’un pour s’en souvenir, pour s’en inspirer ou pour perpétuer sa présence dans nos esprits ou sur nos écrans comme une secte dédiée à un dieu ancien, le genre persiste. Voilà que nos camarades cultistes du Chat qui Fume ressortent en blu-ray « Section de Choc », un poliziottesco de Massimo Dallamano. L’occasion d’en dire un peu plus sur cette branche oubliée du polar italien qui a secoué le cinéma des années 70.

Quatre gangsters sont accroupis sur le macadam, armes au poing, prêt à tirer sur la police, dans le film Section de choc.

Plan rapproché-épaule sur un Alain Delon pensif, dans la rue, tandis qu'une silhouette d'homme s'éloigne de lui au loin, issu du film Big Guns.

Big Guns

Un assassin retraité. Une organisation criminelle qui s’attaque à ses proches par erreur. L’assassin qui rengaine pour tous les tuer. Keanu Reeves ? Non. Alain Delon. Dans un film italien sorti en 1973. Énorme. Mais si l’histoire se souviendra à jamais des John Wick de Chad Stahelski (si si, vous verrez), elle a oublié les impressionnantes scènes d’action, pionnières du genre, du Big Guns de Duccio Tessari. Car malgré tous ses efforts, Tony Arzanta (titre original) est un John Wick manqué, rejeton d’un réalisateur téméraire et d’un comédien trop grand pour son bien, à l’époque la plus débridée du cinéma italien. A l’occasion de sa ressortie en salles le 15 février dernier dans une version restaurée en 4K, retour sur un projet amoureux de cinéma s’abandonnant à son désir d’impressionner..