Han So-hee, princesse du K-Drama 1/2

Han So-hee. Si son nom n’est peut-être pas des plus évocateurs lorsqu’on pense au cinéma sud-coréen, il l’est bien plus dès lors que son penche sur la production télévisuelle du pays, et pour cause : son parcours est emblématique de la ré-appropriation des programmes télévisés très codifiés que sont les k-dramas par des plateformes comme Netflix ou Disney+. Tentative d’analyse (en deux parties) de la carrière de cette méga-star sud-coréenne.

Han So-hee en tenue traditionnelle, souriante, sur un fond de petit chemin de campagne lumineux.

Une silhouette imposante, vue de dos, tête bissée devant une paroi ébréchée, diffusant une intense lueur rouge ; visuel promotionnel du film Iron Lung.

Iron Lung

Iron Lung est sans conteste le succès surprise de ce début d’année au USA. Auto-produit par le youtubeur Markiplier et contraint à une sortie très limitée dans le temps, ce film d’horreur/SF inspiré du jeu vidéo éponyme vous embarque à bord d’un sous-marin dans les profondeurs d’un océan de sang à la recherche d’une forme de vie mystérieuse. Une promesse de cinéma de genre minimaliste et radicale dont le mode de production pourrait bien rebattre les cartes de l’industrie cinématographique.


Aucun autre choix

Park Chan-wook confirme qu’il n’a rien perdu de son formalisme obsessionnel. Son nouveau long-métrage navigue entre comédie noire, thriller et satire sociale, radiographiant une compétition économique qui pousse les hommes à s’entre-dévorer. En court-circuitant les ressorts du film de vengeance, « Aucun autre choix » (2026) propose surtout une autopsie du couple et de la cellule familiale érigés en derniers remparts d’une masculinité vacillante.

Les trois membres de la famille du héros de Aucun autre choix s'enlacent,, dans leur jardin.

Des akènes de pissenlit sur une planète de glaces dans Planètes de Mamoko Seto.

[Entretien] Momoko Seto, semeuse de galaxies

Son premier long-métrage intitulé Planètes nous avait véritablement subjugués lors du dernier Festival de Cannes – où il était venu clôturer formidablement la sélection de la Semaine de la Critique. Difficile de rester insensible à la beauté visuelle et sonore de cette fable animiste narrant le périple de quatre akènes de pissenlit à travers le cosmos, à la recherche d’une nouvelle terre fertile où germer. A la lisière des genres et des formes, entre cinéma d’animation et documentaire animalier, entre science-fiction et « fiction-science », Planètes donne à voir une galaxie pas si lointaine, celle qui se dissimule juste sous nos pieds, provoquant épiphanie et vertiges autant esthétiques qu’émotionnels. Sa réalisatrice, Momoko Seto, a accepté de discuter très longuement avec nous de la fabrication de cet objet filmique hybride, qui est sans nul doute, pour nous, d’ores et déjà l’un des grands films de l’année.


Scream 7

Désireux de revenir à l’essence même de ce qui faisait l’identité de Scream, le scénariste et producteur Kevin Williamson parvient à convaincre Neve Campbell, absente du sixième volet, de reprendre le rôle de l’endurante Sidney Prescott pour un nouvel opus centré sur la « final girl » éternelle ainsi que sur sa descendance.

Une silhouette féminine devant une maison en flammes, de nuit, dans Scream 7.

Jean Duajrdin miniaturisé sur un fauteuil dans le film L'homme qui rétrécit réalisé par Jan Kounen.

Jan Kounen, l’homme qui réfléchit

Réalisateur insaisissable et imprévisible, Jan Kounen nous a accordé une interview accompagnant la sortie vidéo de « L’Homme qui rétrécit » (2025) où il revient avec passion sur son parcours, ses influences et ses aspirations. Le témoignage fleuve d’un cinéaste précieux comme il en existe peu dans le paysage cinématographique français.