experimental


[Entretien] Momoko Seto, semeuse de galaxies

Son premier long-métrage intitulé Planètes nous avait véritablement subjugués lors du dernier Festival de Cannes – où il était venu clôturer formidablement la sélection de la Semaine de la Critique. Difficile de rester insensible à la beauté visuelle et sonore de cette fable animiste narrant le périple de quatre akènes de pissenlit à travers le cosmos, à la recherche d’une nouvelle terre fertile où germer. A la lisière des genres et des formes, entre cinéma d’animation et documentaire animalier, entre science-fiction et « fiction-science », Planètes donne à voir une galaxie pas si lointaine, celle qui se dissimule juste sous nos pieds, provoquant épiphanie et vertiges autant esthétiques qu’émotionnels. Sa réalisatrice, Momoko Seto, a accepté de discuter très longuement avec nous de la fabrication de cet objet filmique hybride, qui est sans nul doute, pour nous, d’ores et déjà l’un des grands films de l’année.

Des akènes de pissenlit sur une planète de glaces dans Planètes de Mamoko Seto.

Margeret et Jimmy, blonds peroxydés et looks futuristes des années 80 se regardent dans les couloirs d'un bar aux néons fluo ; scène du film Liquid Sky.

Liquid Sky

Œuvre expérimentale infusée aux substances psychotropes sur laquelle plane l’ombre d’Andy Warhol, « Liquid Sky » (Slava Zuckerman, 1982) a acquis au fil des années un statut de film culte auprès d’une poignée d’initiés. Restauré en haute définition, il ressort aujourd’hui chez Le Chat Qui Fume, assorti de suppléments indispensables à la compréhension de cette curiosité cinématographique.


Here – Les plus belles années de notre vie

Si Robert Zemeckis n’a jamais cessé de nous passionner, nous n’attendions plus de lui que des objets impurs et inégaux, avec leurs éclats merveilleux et leurs passages à vide. Here – les plus belles années de notre vie et son concept très étrange, de loin, s’annonçaient de cette famille. Divine surprise finalement, il s’agit  sans nul doute d’un de ses plus grands films. Si ce n’est le plus beau de tous.

Un mariage est organisé dans un petit salon, avec des rangées de chaises pliantes et un photographe debout, vu de dos ; scène du film Here - les plus belles années de notre vie.

Frig

Projeté à L’Etrange Festival de l’année dernière, le symbolique Frig de Anthony Hickling mêle surréalisme, cinéma gay et Marquis de Sade. On se penche sur le film et son édition DVD chez Optimale. Divine Comédie Parce qu’il est toujours agréable de faire des découvertes, Fais Pas Genre attire votre cuti cinéphile vers le cinéaste Anthony Hickling. Sud-Africain nationalisé Français, il est auteur-réalisateur d’une poignée de longs-métrages qui frôlent la limite administrative du court, autour d’une heure, […]