fantôme


Mission Impossible, du profit au prophète

Hollywood est capable de tout, sauf d’en finir. Alors quand l’une de ses plus grandes franchises d’action annonce en catastrophe son dernier diptyque, Mission : Impossible – The Final Reckoning (Christopher McQuarrie, 2025), on a eu et on a encore un peu de mal à y croire. Profitons tout de même de cet enterrement suspect pour faire la sincère oraison funèbre de cette saga d’action majeure des vingt dernières années.

Tom Cruise dans son rôle de Ethan Hunt observe une clé en forme de croix crucifix dans Mission Impossible The Final Reckoning.

Visuel promotionnel d'Oddity où l'on voit comme un miroir vertical, Carolyn Bracken assise, dans la pénombre, et sous elle un reflet dans la même position montrant un monstre.

Oddity

Sur le papier, le second film de Damian Mc Carthy a tout d’un énième drame fantomatique en huis clos : maison isolée, médium aveugle, objets « maudits », fantôme en embuscade… Mais derrière ces oripeaux bien connus, se cachent une narration soignée et une gestion subtilement transgressive des codes du genre. Un vent de fraîcheur qu’on aurait tort de bouder.


Presence

Dans « Présence » une famille américaine emménage dans une maison de banlieue où une inquiétante présence l’attend déjà. C’est avec ce pitch resserré et alléchant que Steven Soderbergh signe son retour sur les écrans de cinéma français. Une trame ouvertement horrifique et grand public, mais que le cinéaste américain, connu pour ses audaces formelles, s’est chargé de détourner en plaçant cette fois le spectateur du côté de l’esprit vengeur. Mais dans quel but ?

Une jeune femme, la main contre la vitre, dans une chambre vide, regarde vers l'objectif ; plan issu du film Présence.

Une inquiétante silhouette de femme attend à la fenêtre d'une chambre d'enfant plongée dans la nuit, seulement éclairée par les rayons de la Lune ; plan issu du film Lady in white.

Lady in White

Parfois titré Les Fantômes d’Halloween dans nos contrées françaises, Lady In White (Frank LaLoggia, 1988) retrouve toute la poésie de son titre original dans la réédition du Chat qui Fume. Une occasion en or – et en haute définition ! – pour découvrir cette petite pépite de la fin des années 80, sorte de croisement entre Amblin, la Hammer et le cinéma italien… Fantômes en Fête Ce qu’il y a de bien avec toutes ces rééditions […]


Belphégor (1927)

Dans sa volonté de rendre encore plus accessible son catalogue de patrimoine, Pathé ressort Belphégor (1927) de Henri Desfontaines, dans une édition Blu-Ray. Avec ce véritable écrin d’un cinéma de genre français des années 30 : plongez, tête la première, dans cet objet curieux et profondément marqué par son époque.


Alice et Joachim sont assis côte à côté sur un banc dans une cité bosniaque, devant un petit parterre de verdure, scène du film Les héros ne meurent jamais pour notre interview d'Aude Léa Rapin.

[Entretien] Aude Léa Rapin, histoire de fantômes

Présenté à la Semaine de la Critique de Cannes en 2019, Les Héros ne meurent jamais (Aude Léa Rapin, 2020) s’est finalement frayé un chemin en salles entre deux confinements. Aude Léa Rapin y raconte l’enquête étonnante d’Alice (Adèle Haenel) sur les traces de la prétendue vie antérieure de son ami Joachim, une enquête qui les mène jusqu’en Bosnie, pays hanté par les fantômes de la guerre. Analyse d’une nouvelle incursion dans le cinéma de genres français avec sa réalisatrice.