Charlotte Viala


A propos de Charlotte Viala

Fille cachée et indigne de la famille Sawyer parce qu'elle a toujours refusé de manger ses tartines de pieds au petit déjeuner, elle a décidé de rejoindre la civilisation pour dévorer des films et participer le plus possible à la vie culturelle de sa ville en devenant bénévole pour différents festivals de cinéma. Fan absolue de slashers, elle réserve une place de choix dans sa collection de masques au visage de John Carpenter pour faire comme son grand frère adoré.


En contre-plongée, un homme, la tête baissée, vêtu d'un uniforme gris-jaune, s'apprête à descendre un escalier ; derrière lui des immeubles vétustes, baignés d'une lumière bleue futuriste ; scène du film Underdog.

Undergods

Après la fantaisie sucrée Strawberry Mansion (Kentucker Audley et Albert Birney, 2022), le festival Grindhouse Paradise (Toulouse) nous remet un peu les pieds sur terre avec Undergods (Chino Moya, 2020) dystopie froide et fataliste dans laquelle le spectateur suit deux ramasseurs de cadavres, croisant et décroisant divers personnages et histoires.


La marionnette difforme du film Frank & Zed, composée de chairs en sang, d'un oeil, et d'une chevelure anarchique.

Frank & Zed

Les fans de sang et de tripes vont en avoir pour leurs deniers avec cette production anglaise, Frank & Zed (Jesse Blanchard, 2020), délire gore et régressif qui hurle son amour pour le cinéma gothique et le Muppet Show. On vous parle de ce film délirant vu au Festival Grindhouse Paradise de Toulouse.


Dans l'embrasure d'une porte, entre deux murs rose bonbon, un homme tout sourire, portant une chemise hawaïenne bleue sombre et or, tient tout sourire un sceau de pop corn dans une main et une bouteille de soda dans l'autre ; plan issu du film Strawberry Mansion.

Strawberry Mansion

Après tout, pourquoi est-ce qu’un festival de films de genres devrait se contenter de programmer des films sombres, gores ou horrifiques ? Le trio infernal du Grindhouse Paradise nous a révélé son côté romantique en proposant le film Strawberry Mansion (Kentucker Audley et Albert Birney, 2022), pépite rose et sucrée au gout de barbe à papa, qui fond dans la bouche. Attention cependant aux risques de carries car la réalité, souvent cruelle, finit par parasiter le rêve.


Cuphead et Mugman sont dans les mains d'un diable à la tête ronde, les yeux jaunes et menaçants ; scène du Cuphead show !

The Cuphead Show – Saison 1

La suite du phénomène vidéoludique de ces derniers années, Cuphead, Don’t deal With the Devil n’ayant pas encore vu le jour, troquons nos manettes sans fils contre une télécommande de télévision. Netflix a de quoi faire patienter nos petits pouces avides de boutons avec cette adaptation en série des aventures du duo de tasses malicieuses dans le monde merveilleux du Cuphead show ! (Dave Wasson, 2022), plein de légumes qui parlent et de grenouilles qui boxent


Le slasher est-il condamné à mort ?

L’année 2021 qui s’est terminée a été riche en couteaux qui tranchent et en victimes qui hurlent puisque nos boogeymen adorés – Michael Myers et Candyman – ont fait leur grand retour en salles. L’année 2022, quant à elle s’est entamée sous les mêmes hospices avec la suite du célèbre chef-d’œuvre de Wes Craven, Scream (Matt Bettinelli-Olpin & Tyler Gillet, 2022). Ses retours en pagaille nous rappelle surtout à quel point le cinéma de genres américain est en panne d’inspiration. L’occasion de se demander ce que peuvent bien encore nous dire ses vieilles gloires du slasher.


Gros plan sur le visage d'un monstre aux dents pointues et à la peau grise, portant un bonnet de Père Noël avec en fond un sapin de Noël ; issu du film Elves.

Elves

Noël est la seule période de l’année durant laquelle le spectateur lambda peut accepter sans sourciller des histoires d’amour naïves entre une business woman et son ancien petit ami resté au village. Le spectateur fan d’épouvante va plutôt en profiter pour regarder le mythe du père Noël être soumis à tout un tas d’horreurs. Mais le genre n’est pas si prolifique que ça et après quelques années à regarder Black Christmas (Bob Clark, 1974) ou Krampus (Michael Doughery, 2015) que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Notre lectorat risque de penser qu’il a trop forcé sur le lait de poule s’il s’aventure à regarder Elves (Jeffrey Mandel, 1989), film inclassable venu des tréfonds des ténèbres de la hotte du père Noël.


Un bonhomme de neige au sourire mesquin tient un panneau stop dans le film Jack Frost.

Jack Frost

Vive le vent ! La saison du ski et des nez qui piquent est revenue ! Juste un petit conseil avant de laisser vos enfants voler toutes les carottes du panier à légumes, regardez bien si le sourire formé par le bonhomme de neige fraichement assemblé ne dispose pas de dents acérés…


De nuit, la silhouette du Candyman, les bras en croix, se dessine en ombre, derrière un bâtiment aux formes expressionnistes, baigné dans une lumière surnaturelle bleue et rouge.

Candyman

Suite directe du premier Candyman (1992), cette version 2021 du boogeyman au crochet, produit par Jordan Peele et réalisé par Nia DaCosta brasse beaucoup de sujets sensibles et actuels. Mais arrive-t-il à conserver la poésie macabre du premier tout en comblant les fans de films d’horreur ?


Assis sur un canapé, un homme en peignoir léger donne de son assiette à son gros chien sur sa gauche, il lui met la nourriture dans la gueule avec des baguettes chinoises, d'un air désabusé ; scène du film Oranges Sanguines.

Oranges Sanguines

Coutumier du festival du film Grolandais ou FIFIGROT, qui avait déjà programmé ses court-métrages et son premier film Apnée (2016), le cinéaste Jean-Christophe Meurisse revient avec sa dernière réalisation au titre évocateur : Oranges sanguines (2021) qui, s’il n’a pas manqué de diviser les spectateurs, a néanmoins convaincu la terrible inquisitrice de la Présipauté, Sylvie Pialat, invitée d’honneur du festival, qui lui a décerné l’amphore d’or.


On expulse un vieillard en cannes d'une représentation en plein air ; le viel homme est poussé en hurlant entre de nombreux bancs vides dans le film The Amusement Park.

The Amusement Park

Après un passage par l’Etrange Festival c’est au Fifigrot (aussi connu sous le nom de Festival du Film Grolandais) que le public toulousain a enfin eu la possibilité de découvrir ce petit film de commande proposé par la communauté religieuse luthérienne à un grand maitre du film d’horreur : George A. Romero. Retour sur ce moment de cinéma triste et malaisant, retrouvé par sa veuve, Suzanne Desrocher-Romero, un an après la mort de son mari.


En haut des marches d'un cinéma, vu en contre-bas et de dos, la silhouette du tueur dans le film Al morir la matinée.

Al Morir la Matinée

Le festival Grindhouse paradise se permet une petite excursion en terres espagnoles avec le premier long de Maximiliano Contenti, Al morir la matinée (2020), mélange suranné de slasher et de giallo qui se déroule dans l’ambiance ouatée d’un vieux cinéma.


Psycho Goreman

Le festival Grindhouse paradise s’est offert une petite parenthèse d’humour intergalactique en diffusant le film canadien Psycho Goreman (Steven Kostanski, 2020). L’histoire tourne autour de Mimi, enfant fantasque accompagnée de son frère Luke, qui trouve dans son jardin une pierre magique capable de contrôler un extraterrestre cruel et sanguinaire. Ce scénario vous semble complètement infantile, digne des vieux dessins animés des années 80/90 ? C’est normal, c’est le but totalement assumé de ce long métrage complètement psychédélique. Avec le gore en plus.