Charlotte Viala


A propos de Charlotte Viala

Vraisemblablement fille cachée de la famille Sawyer, son appétence se tourne plutôt vers le slasher, les comédies musicales et les films d’animation que sur les touristes égarés, même si elle réserve une place de choix dans sa collection de masques au visage de John Carpenter. Entre deux romans de Stephen King, elle sort parfois rejoindre la civilisation pour dévorer des films et participer à la vie culturelle Toulousaine. A ses risques et périls… Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/riRbw


La nuit du chasseur

A l’occasion de son 70ème anniversaire, « La nuit du chasseur » (Charles Laughton, 1955) s’offre un écrin de lumière couleur lune dans une superbe édition 4K UHD dirigée par Wild Side. Unique film de Charles Laughton, il est son « Eraserhead » (David Lynch, 1977) à lui, indéfinissable et inégalable dans un noir et blanc époustouflant. Replongeons dans les chaudes nuits de Virginie Occidentale en compagnie du boogeyman le plus suavement terrifiant du siècle, bercé par son chant envoûtant entonné dans la pénombre : Leaning, leaning safe and secure from all alarms…

Les deux enfants du film La nuit du chasseur jouent devant leur maison, de nuit, avec des bouts de papier et des fleurs.

Josh Brolin assis à son bureau affiche un large sourire en montrant quelqu'un du doigt, comme pour le motiver ; plan issu du film Running Man.

Running Man

Les adaptions cinématographiques étant aussi prolifiques que ses romans, le maître de l’horreur Stephen King voit de nouveau l’un de ses livres s’étaler sur grand écran avec « Running Man » (Edgar Wright, 2025). La première version de 1987 anticipant déjà le pouvoir grandissant des médias, qu’est-ce que ce remake peut encore nous raconter dans une époque où ce genre de cauchemar est pratiquement devenu la réalité ?


[Carnet de Bord] Festival Int. du Film Grolandais 2025 • Jours 5-7

Parce que toutes les bonnes choses ont une fin et que les fûts sont vides, attaquons ce dernier virage du FIFIGROT 2025 à pleine vitesse, risquant à tout moment une collision fatale avec des projections qui ne laisseront pas les spectateurs indemnes.

Un policier tient en joue un homme devant lui, complètement recroquevillé, au beau milieu du bush australien ; scène du film Punishment Park de Peter Watkins, projeté au FIFIGROT 2025.

Un homme en costume cravate marche avec sa petite valise à roulettes dans un champ dans le film Animal Totem, projeté au FIFIGROT 2025.

[Carnet de Bord] Festival Int. du Film Grolandais 2025 • Jours 3-4

Poursuivons notre pérégrination en terres grolandaises, au FIFIGROT 2025, accompagnés des sons lointains du Gro’village nous guidant jusqu’aux salles obscures et posant dans notre main comme par enchantement une boisson régénératrice qui nous permettra de continuer jusqu’au bout de la nuit…Plus ou moins.


[Carnet de Bord] Festival Int. du Film Grolandais 2025 • Jours 1-2

C’est la rentrée des crasses pour le Fifigrot, festival du film Grolandais qui se tient du 15 au 21 septembre à Toulouse ! 14 ans au compteur, nous pouvons dire sans alimenter les clichés que nous rentrons en plein dans l’âge ingrat, celui de l’humour potache, des rires gras et des doigts d’honneur aux prof. Mais au fond, est ce que le Fifigrot n’a pas toujours eu 14 ans sa tête pleine d’idées saugrenues et de pensées inappropriées ?

Michel Serrault avec une hache dans les mains, regarde une voiture avec haine ; scène du film A mort l'arbitre projeté au FIFIGROT 2025.

The Ugly Stepsister

Quelle petite fille n’a pas rêvé au prince charmant en regardant la sublime Cendrillon (Clyde Geronimi, Wilfred Jackson, Hamilton Luske, 1950) s’enfuir dans sa robe scintillante laissant négligemment une de ses pantoufles de verre trainer dans l’escalier ? Absolument toutes. Mais qui s’est sentie plus proche des demi-sœurs bouffies de jalousie ? Probablement les mêmes, ne niez pas mesdames. Pour toutes ces petites filles lésées aux grands pieds, la réalisatrice Emilie Blichfeldt renverse la formule toute faite du « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » pour révéler l’envers du décor d’une société qui mise tout sur l’apparence avec The Ugly Stepsister (Emilie Blichfeldt, 2025), conte horrifique saupoudré de paillettes magiques de body horror.