Louise Camerlynck


A propos de Louise Camerlynck

Depuis qu’elle a cassé son cube de Lemarchant, Louise s’occupe comme elle peut : soirée apocalyptique avec Dark, extraction d’organes tatoués de Saul, dîner avec Jennifer… Rien n’y fait, elle s’ennuie. Alors elle écrit, jour et nuit, comme si elle manquait de temps, et s’en remémore un – l’époque bénie des premières creepypasta et let’s play horrifiques – que les moins de quinze ans ne peuvent pas connaître. Fan de SF, d’animation et de cinéma queer, vous la trouverez toujours aux premiers rangs des salles de cinéma ou des concerts, de punk local comme de Taylor Swift. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/rit1i


[Masterclass] Bill Plympton, l’Underdog du Cinéma d’Animation

Pour accompagner la sortie de son nouveau long-métrage Duel à Monte-Carlo Del Norte (2025), l’underdog du cinéma d’animation américain Bill Plympton a, pendant sa tournée d’avant-premières françaises, posé ses valises à la 24e Fête de l’animation d’Amiens. Le temps d’une masterclass, il est revenu sur son parcours, ses inspirations et sa méthode, tout ça entrecoupé de démonstrations en live de son coup de crayon, autant que de sa générosité.

Un cowboy marche devant une foule de badauds dans Duel a Monte Carlo del Norte de Bill Plympton.

Une jeune femme au visage tatouée regarde vers le ciel, dans une forêt en automne, dans le film Exhuma.

Exhuma

Malgré son succès phénoménal en Asie et en Amérique du Nord, Exhuma (Jang Jae-hyeon, 2024) ne trouve grâce chez nous qu’auprès des festivals et des programmations alternatives comme le cycle « Aux Frontières du Méliès » du Méliès de Montreuil dont nous sommes partenaires depuis quelques années. Et bien qu’on ne puisse – au regard du rapport qu’entretient le cinéma coréen avec le genre – le considérer comme une œuvre de « frontière », il est temps de donner un coup de projecteur à ce film qui fait justement du rapport au territoire le centre de son dispositif, autant réflexif qu’artistique.


Cabal

En mai dernier sortait chez ESC une édition collector du second long-métrage de Clive Barker, maître de l’horreur britannique, père des Cénobites et de Candyman, « Cabal » (1990). Edité pour la première fois en France dans une magnifique version Director’s Cut UHD 4K, il était temps pour nous de rendre honneur à cette œuvre mésestimée et malmenée.

PLusieurs monstres regardent l'objectif, tous debout autour d’un pilier portant un large bol.

Vincent Cassel au milieu de son son cimetière de stèles connectées, dont plusieurs ont été détruites : scène du film Les linceuls.

Les Linceuls

En 2022, « Les Crimes du Futur » fut accueilli par beaucoup – et à tort – comme un film somme et conclusif. Quelle ne fut donc pas la surprise, quelques semaines seulement après sa sortie, d’apprendre qu’une nouvelle œuvre était sur les rails : Les Linceuls, qui, après un passage à Cannes l’an dernier, vient enfin de nous parvenir. Quelque part entre « Chromosome 3 » (1979) et « La Mouche » (1986), David Cronenberg nous livre ici une œuvre sur le deuil et la résilience, comptant parmi ses plus intimes, sensibles et fragiles.


[Entretien] Alexis Langlois, mélodrama-queen

Voilà quelques années maintenant qu’Alexis Langlois se démarque grâce à ses courts-métrages comme une des figures montantes d’un cinéma underground, punk et queer. En franchissant le cap du long avec « Les Reines du Drame » (2024), le flambeau porté par John Waters, Bruce LaBruce, Gregg Araki et tous les autres semble entre de bonnes mains.

Plan rapproché-poitrine sur Louiza Aura sur scène, micro aux lèvres, dans Les reines du drame réalisé par Alexis Langlois.

[Entretien] Aurélia Mengin, cinéma brut

Fort d’une importante tournée des festivals à l’international pour son second long-métrage, Scarlet Blue (2023), et des préparatifs de la quinzième édition de son festival Même Pas Peur qui aura lieu en février prochain, Aurélia Mengin connaît une actualité mouvementée. Véritable outsider d’un paysage français qui la maintient à l’écart, la cinéaste réunionnaise nous témoigne ici de la force qu’elle tire de sa marginalité, mais aussi des violences subies dans ce parcours en dents de scie.