Vidéoclub

Rendant hommage à l’un des pilier fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique « Videoclub » accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film.


Francis Ford Coppola, rien ne peut rester d’or pur

Carlotta vient de ressortir deux films majeurs et malheureusement mésestimés de Francis Ford Coppola, Peggy Sue s’est mariée (1986) et Jardins de Pierre (1987). Deux essais de la même période, les années 80, peut-être la plus tourmentée de son auteur, mais aussi la plus mélancolique. Un temps où le cinéaste semblait obsédé par la perte de l’innocence, la sienne – celle d’un ange déchu forcé de réaliser des films de commande après un échec retentissant – et celle d’une nation tout entière quelques années après la Guerre du Vietnam.

Dans une serre éclairée par la nuit et la lumière de la lune, Nicolas Cage enlace Kathleen Turner, dos à lui ; scène du film Peggy Sue s'est mariée.

James Woods et Michael J. Fox posent avec le sourire devant un mur de graffiti dans le film La manière forte.

La manière forte

Si dans les années 1980, les films policiers faisaient la part belle à une esthétique crasseuse et un réalisme froid avec des films comme « Cobra » (George Cosmatos, 1986) ou « Death Wish 2 » (Michael Winner, 1982) les années 1990 ont peu à peu abandonné cette posture héritée du nihilisme de la fin des années 1970 pour se concentrer sur des œuvres à la réalisation plus lumineuse et au registre plus léger. C’est ainsi qu’on voit arriver sur les écrans une flopée de véritables comédies policières dont « La manière forte », tourné en 1991 par John Badham et proposé en Blu-Ray par Rimini Editions.


The Addiction

Dès ses débuts avec The Driller Killer (1979), cet indépendant d’Abel Ferrara a régulièrement côtoyé le genre du fantastique et un an après la sortie de son Body Snatchers, L’invasion continue (1994), le cinéaste new-yorkais voit les choses en noir et blanc : Carlotta Films nous propose de redécouvrir The Addiction, ou sa relecture urbaine du mythe du vampire.

Plan rapproché-épaule sur le Christopher Walken, un peu hagard, du sang coule de sa bouche dans le film The Addiction.

Mimsy Farmer les yeux clos, en grande douleur, plongée toute habillée dans un cours d'eau qui lui monte jusqu'aux hanches ; plan iconique du film La Traque.

La Traque

Le coffret offert par le Chat qui Fume à La Traque (Serge Leroy, 1975) remet la lumière sur un film qu’il convient de re-considérer aujourd’hui comme une pièce majeure du cinéma français.


La Trilogie du Milieu

Le polar-spaghetti est mis en ébullition par Elephant Films qui é, dite en Blu-Ray la Trilogie du Milieu de Fernando Di Leo : Milan Calibre 9 (1972), Passeport pour deux tueurs (1972), et Le boss (1973), ou trois exemples typiques du poliziottesco, le « néo-polar » droitard de l’Italie des années de plomb. Trois souvenirs de la bassesse Beaucoup de choses peuvent être dites de Quentin Tarantino. Unanimement ou presque reconnu lors de ses tout premiers efforts […]

Plan rapproché-épaule sur le visage fermé de Gastone Moschin, revolver dans la main, issu du film de la Trilogie du Milieu Milan Calibre 9.

Un jeune homme noir est en train de filmer avec une vieille caméra, tandis qu'un vieil homme derrière lui lui place les mains sur l'appareil ; scène du film Last Words.

Last Words

Fable post-apocalyptique en apparence, Last Words (Jonathan Nossiter, 2020) s’avère être une ode au cinéma profondément touchante face aux derniers jours de l’être humain. La dernière bobine Le tout juste regretté Bertrand Tavernier a proposé avec son Voyage à travers le cinéma français (2016) un hommage aux films et réalisateurs qui l’ont marqué durant sa vie. Jonathan Nossiter offre quant à lui un véritable film hommage au septième art sous couvert d’un monde post-apocalyptique où […]