Pépites Oubliées des Cinémas de Genres Français

Qui a dit que le cinéma de genres français n’a jamais existé ? Dans ce dossier on vous donne la preuve qu’il demeure quelques pépites à (re)découvrir pour prouver que du fantastique à l’horreur, du thriller au bizarre, le cinéma français n’a pas attendu Julia Ducournau pour faire pas genre !


Les Yeux sans Visage

Le Chat qui fume ressortait il y a quelques mois le grand classique de George Franju, Les Yeux sans visage, pièce maîtresse et quasi définitive du cinéma fantastique à la française. La superbe restauration 4K, ainsi que les compléments fournis, permettent d’observer avec netteté que le film n’a rien perdu de sa puissance de subversion et de sa poésie.

Edith Scob masquée, les mains jointes, semblant apeurée, dans les Yeux sans visage de George Franju.

Une vieille femme nous tend dans les bras souriante, au milieu de son salon qui brûle dans le film du réalisateur de la Nouvelle Vague François Truffaut intitulé Fahrenheit 451.

La Nouvelle Vague, ou le sacrifice du cinéma de genres français

Tandis que semble émerger une nouvelle ère pour le cinéma de genre français, et que nous arrivons au terme de notre dossier d’automne sur les pépites oubliées des 80’s, nous plonger dans cette décennie avec l’œil de l’archéologue critique nous a fait remettre quelques trucs en perspective. Il en ressort une hypothèse : et si la Nouvelle Vague avait été le point de départ et la principale responsable du manque de considération du cinéma de genres de nos contrées ?


Le Franc Tireur

Invisible sur les écrans français de 1972 à 2002, « Le Franc-tireur » (Jean-Max Causse & Roger Taverne, 1972) est un film en quelques sortes sulfureux – car anti-Gaulliste – qui mérite d’être redécouvert à la faveur d’une belle réédition d’Extralucid. Un long-métrage maudit dont il nous fallait forcément parler…

Deux hommes sont cachés derrière des roches grises, armés, dans le film Le franc-tireur.

Roger Hanin et Richard Berry en tenue de mariage, observent au loin, sur une terrasse, dans le film Le grand pardon.

Le Grand Pardon

Guerres de gangs entre communautés-clans déchirant Paris, grand banditisme et vendettas sanglantes côtoient petits larcins et coups fourrés, patibulaires vieux de la vieille versus nouvelle génération de flambeurs au sang chaud… Oui, le cinéma français s’est un jour osé à la grande fresque criminelle, s’inspirant de la bien réelle mafia juive pied-noir. Expertise d’une perle rare, parfaitement imparfaite : Le Grand Pardon (Alexandre Arcady, 1982).


Frankenstein 90

Dix ans après Frankenstein Junior (Mel Brooks,1974) une nouvelle parodie de l’œuvre de Mary Shelley renaît sur les écrans, cette fois-ci elle est française et écrite et réalisée par l’insaisissable Alain Jessua. Un réalisateur habitué aux pitchs originaux qui flirtaient avec le genre du fantastique. Pari réussi ?

Eddy MItchell au visage boursouflé présente à Jean Rochefort et sa compagne une pièce im une femme en culotte, seins nues, est accrochée au plafond, du sang au copin des lèvres ; à côté d'elle des pièces de viandes comme dans une chambre froide ; scène du film Frankenstein 90.

Le bull terrier blanc Baxter est allongé devant un mur tout rouge.

Baxter

Notre condition humaine est parfois tellement peu enviable que l’on a tous désiré au moins une fois dans notre vie être dans la peau d’un chien de salon. Jérôme Boivin l’a imaginé pour nous avec « Baxter » (1989), long-métrage raconté entièrement du point de vue d’un Bull Terrier et véritable pépite mésestimée du cinéma de genres français.