cinéma de genre espagnol


Le Prêtre

| VIDEOCLUB | À l’occasion de sa sortie en master haute définition chez Artus Films, dans un combo Blu-ray / DVD, Le Prêtre (1978) permet de redécouvrir Eloy de la Iglesia au moment où il peut enfin dire frontalement ce que la censure franquiste l’avait jusqu’alors contraint à déplacer dans le cinéma de genre. Aussi audacieux que nuancé dans sa radicalité, le film interroge l’empreinte de la dictature sur la société espagnole à travers le rapport de l’Église à la sexualité : moins un brûlot anticlérical qu’une critique du puritanisme national-catholique, étonnamment tendre envers ceux qui en subissent les contradictions.


Vue de dos, une femme fait face à Estafania de los Santos et David Pareja, en pleine rue, de nuit issu du film Accident Domestique.

Accident Domestique

Second long-métrage du réalisateur espagnol Caye Casas, Accident domestique (2025) se veut un mélange savamment dosé entre horreur brute et gaudriole noire anthracite. Alors que le titre sort chez ESC Éditions, c’est l’occasion de vous plonger dans un film comme on en voit peu en Europe et de mesurer votre tolérance à l’horreur et à l’humour…


Le Député

Dans un cinéma qui a su entretenir un enchevêtrement entre le politique, le sexe, et l’interdit, Eloy de la Iglesia fait oeuvre avec « Le Député » (1978) non plus de confusion, mais de conjugaison claire entre ces trois éléments au coeur de son oeuvre. Dans ce thriller érotico-marxiste – oui oui – le cinéaste signe un film à la fois courageux et sensuel, à l’écriture comme à la mise en scène, qui tente d’échapper aux griffes du fascisme encore tapis dans l’ombre.

José Sacristán le poing levé, derrière un micro lors d'un discours dans le film Le député ; derrière lui un assistant bras croisés, et un drapeau représentant un point serré, la faucille, le marteau.

Mario Casas a les yeux fermés, bercé par la musique de ses écouteurs blancs, mais son visage est tâché de marron, évoquant autant du chocolat que des excréments, plan du film Cross the line.

Cross The Line

Les thrillers espagnols ont le vent en poupe en ce moment. Que ce soit sur les plateformes de streaming ou en VOD, les distributeurs ne cessent d’étendre leurs offres espagnoles à coups de thrillers/films d’horreur, et il semblerait que leur chouchou désigné soit justement l’acteur principal de Cross The Line, Mario Casas. Tapez son nom sur Google ou sur Netflix et les suggestions pleuvent : The Invisible Guest (Oriol Paulo, 2016), El Bar (Alex de la Iglesia, 2017), Irrémédiable (Carles Torras, 2020), Chez Moi (David et Alex Pastor, 2020), etc. Autant dire que Wild Side a su flairer la coqueluche, et que l’acteur se montre particulièrement à la hauteur dans ce nouveau film.


Les Révoltés de l’An 2000

Dans la foulée de ses ressorties estivales de classiques, parmi lesquels Elephant Man(David Lynch, 1980) ou Crash (David Cronenberg, 1996) et en attendant l’Inversion Intégrale d’Irréversible (Gaspar Noé, 2020), Carlotta Films nous emmène en vacances à Almanzora, où est exhumé avec Les Révoltés de l’an 2000 (Narciso Ibáñez Serrador, 1976) une histoire cruelle, horrifique, et contestataire.

Deux enfants, une jeune fille et son petit frère, regardent à travers une vieille fenêtre brisée, d'un air narquois, scène du film Les révoltés de l'an 2000.

Up among the Stars

Présenté en compétition lors de la vingt-cinquième édition de L’étrange Festival qui se déroule cette année encore au Forum des Images, Up among the Stars est un film espagnol nostalgique et poétique. Retour sur cette petite pépite ! Et tout droit jusqu’au matin ! Victor, un réalisateur au chômage et alcoolique, passe la moitié de son temps libre à filmer des scènes dans des endroits pas hyper légaux, en compagnie de Ingmar, son jeune fils de neuf […]