espagne


Une libellule pour chaque mort

| VIDEOCLUB | Acteur fétiche de León Klimovsky depuis La furie des vampires (1971), Paul Naschy a essentiellement incarné pour le réalisateur argentin des monstres gothiques, humains ou surnaturels. Une libellule pour chaque mort (1975), que l’on découvre aujourd’hui en version restaurée grâce à Artus Films, constitue donc une exception, puisque l’ex haltérophile incarne un inspecteur retors dans ce giallo à l’italienne 100 % espagnol.

Une femme rousse habillée en blanc et avec un chapeau blanc tenant dans sa main une fausse libellule dans un décor verdâtre avec des chaises en arrière plan.

Les yeux bleus de la poupée cassée

| VIDEOCLUB | Paul Naschy est de retour en France, pour notre plus grand plaisir et grâce à Artus Films ! Disparu en 2009, l’acteur espagnol n’a pas seulement incarné, durant sa longue carrière, des loups-garous, des vampires et d’autres créatures de la nuit. Simple humain mortel, il interprète dans « Les yeux bleus de la poupée cassée » (Carlos Aured, 1974) un ex-taulard tourmenté aux prises avec trois femmes névrosées.


Magellan

Biopic historique amer, violent, à fleur de peau, tout autant que fresque cinématographique expérimentale et ethnologique, « Magellan » de Lav Diaz est une œuvre exigeante, mais puissante, d’ores et déjà un des plus marquantes de l’année.

Magellan (Gael Garcia Bernal) à genoux en pleine jungle, exténué, imporant le ciel.

Gros plan sur Paul Naschy en loup-garou dans La Furie des Vampires.

La Furie des Vampires

Parmi les nombreux plaisirs coupables dont peut jouir l’amateur de bis, il y a les films où Jacinto Molina Álvarez, alias Paul Naschy, tient le haut de l’affiche. S’ils ne sont pas tous mémorables et sont souvent réalisés avec des bouts de ficelle, ils contiennent toujours ce qu’il faut d’action, de sang et d’érotisme. La furie des vampires (León Klimovsky, 1971), proposé ici en deux versions par Rimini Editions, ne déroge pas à la règle et nous rappelle ce qu’était le cinéma d’horreur espagnol au début des années soixante-dix.


Le Député

Dans un cinéma qui a su entretenir un enchevêtrement entre le politique, le sexe, et l’interdit, Eloy de la Iglesia fait oeuvre avec « Le Député » (1978) non plus de confusion, mais de conjugaison claire entre ces trois éléments au coeur de son oeuvre. Dans ce thriller érotico-marxiste – oui oui – le cinéaste signe un film à la fois courageux et sensuel, à l’écriture comme à la mise en scène, qui tente d’échapper aux griffes du fascisme encore tapis dans l’ombre.

José Sacristán le poing levé, derrière un micro lors d'un discours dans le film Le député ; derrière lui un assistant bras croisés, et un drapeau représentant un point serré, la faucille, le marteau.

Vu du dessus un homme en sang est expulsé d'une fenêtre qui vole en éclats, dans le film Le jour de la bête.

Le Jour de la Bête

Retournez vos crucifix, sortez les vinyles de Death métal et vos livres de démonologie, Le jour de la bête (Alex de la Iglesia, 1995) va vous faire passer le plus What the fuck de tous les noëls. Comédie horrifique ayant obtenu 6 prix Goya dont celui de meilleur réalisateur en 1995 et le grand prix du jury au Fantastic’Arts, Álex de la Iglesia conserve bel et bien sa place dans le panthéon du cinéma d’horreur espagnol.