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Obsession

Révélé sur internet par ses courts-métrages, Curry Barker signe avec « Obsession » (2026) un premier long d’une maîtrise impressionnante. Derrière sa mécanique horrifique implacable, le film transforme progressivement le fantasme amoureux masculin en logique de possession affective. Un cauchemar sentimental aussi cruel que profondément inconfortable, qui comptera sans aucun doute parmi les grands films d’horreur de l’année.


[BILAN 2023] L’Horreur en transversale

Loin des grands mouvements de transition de modes de jadis, le cinéma d’horreur américain nous semble depuis quelques années devenir de plus en plus protéiforme. De l’elevated horror au high concept, en passant par les films de franchises et doudous nostalgiques, la production horrifique anglophone semble peiner à se trouver une singularité. Mais en cette année 2023, désormais dans notre rétroviseur, quelques films d’horreur auront peut-être déblayé la voie en affirmant une volonté de transversalité.

Une jeune femme est effondrée sur un canapé dans un peignoir jaune, le visage figé dans un rictus inquiétant ; scène du film La Main produit par A24.

The Vigil

The Vigil (Keith Thomas, 2020), film d’horreur sorti en salles entre les confinements est édité en Blu Ray et DVD par Wild Side. Un film qui nous fait plonger un jeune homme en quête d’un petit job dans une veillée funéraire qui pourrait bien causer sa propre perte …


The Hunt

Sous la houlette de Blumhouse, Craig Zobel nous invite à une chasse à l’homme sanguinaire avec The Hunt (2020). Cette relecture des Chasses du Comte Zaroff (Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel, 1932), placée à l’ère des réseaux sociaux et du complotisme, se veut une puissante satire de l’Amérique sur fond de série B à concept. Certes, The Hunt a bien fait grincer des dents aux USA – la promotion et les affiches n’ont pas manqué de le rappeler – mais toute cette controverse est-elle vraiment méritée ?

Une jeune femme prostrée dans une caisse en bois, en bordure de fortet, sous la surveillance d'un homme à côté, accroupie, une mitraillette à la main, scène du film The Hunt.

Un individu face à une échelle d'égouts, dont le visage est recouvert par une masse monstrueuse rose, scène du film Mercy Black.

Mercy Black

Sorti directement sur Netflix outre-atlantique, la nouvelle production d’horreur indépendante estampillée Blumhouse, Mercy Black (Owen Egerton, 2020) sort chez nous sur Shadowz, la toute nouvelle plateforme de SVOD spécialement dédiée aux cinémas d’horreur et fantastique et dont nous sommes partenaires. A cette occasion, retour sur ce film qui répond parfaitement au cahier des charges habituel des productions Jason Blum.