A24


Death of a unicorn

Pourtant produit par le studio A24 et porté par un duo d’acteurs bankable, « Death of a unicorn », le premier film d’Alex Scharfman, n’a pas été distribué en France. Cinq mois après sa sortie américaine, ce conte satirique et horrifique façon « eat-the-rich » se fraie un chemin jusqu’à nos écrans via les plateformes. Séduisant dans son acte initial, il s’épuise vite dans un trop-plein de références qu’il ne parvient pas à dépasser.

Jenna Ortega se risque à toucher la corne d'une licorne allongée au sol dans le film Death of a unicorn.

Lily-Rose Depp saigne des yeux et de la bouche, comme en étant d'hypnose dans Nosferatu de Robert Eggers.

Nosferatu

Un nouveau monstre vient rejoindre le bestiaire mythologique de Robert Eggers. Après la Sorcière dans « The Witch » (2015), le Berserker dans « The Northman » (2022), Le « Nosferatu » vient parachever son anthologie folklorique : petite exploration d’une nostalgie, d’un rapport primitif à l’invisible.


Love Lies Bleeding

Après « Saint Maud » (2019), impressionnant premier film, Rose Glass revient, sous la bannière A24, avec le déjà culte « Love Lies Bleeding », mettant cette fois en avant deux femmes au cœur d’une tourmente policière mêlant culturisme, mafia, violences conjugales et addiction à la clope.

Kirsten Stewart apeurée est assise contre une porte, qu'elle bloque avec ses mains et son dos dans le film Love Lies Bleeding.

Kirsten Dunst en photographe de presse, dans les couloirs de la Maison Blanche, dans l'attente ; à ôté d'elle, un drapeau américain ; scène issue du film Civil War.

Civil War

Attention film coup de poing ! Avec Civil War, Alex Garland signe un road trip viscéral et terrifiant qui nous plonge sans ménagement dans un conflit prophétique au cœur d’une Amérique déchirée. En mettant en scène le point de vue ambigu des photographes de guerre, le réalisateur britannique questionne notre impuissance face à la marche du monde autant que notre fascination pour le spectacle de la violence.


[BILAN 2023] L’Horreur en transversale

Loin des grands mouvements de transition de modes de jadis, le cinéma d’horreur américain nous semble depuis quelques années devenir de plus en plus protéiforme. De l’elevated horror au high concept, en passant par les films de franchises et doudous nostalgiques, la production horrifique anglophone semble peiner à se trouver une singularité. Mais en cette année 2023, désormais dans notre rétroviseur, quelques films d’horreur auront peut-être déblayé la voie en affirmant une volonté de transversalité.

Une jeune femme est effondrée sur un canapé dans un peignoir jaune, le visage figé dans un rictus inquiétant ; scène du film La Main produit par A24.

Nicolas Cage en vieux sexagénaire à calvitie et lunettes hurle dans son salon, entre un papier peint vieillot et une œuvre d'art abstrait, dans le film Dream Scenario.

Dream Scenario

À chaque année son Nic Cage Movie où le neveu de Coppola nous gratifie de performances hors normes dans des films high concept. Après le puissant Pig (Michael Sarnoski, 2021) et le rigolo Un Talent en or massif (Tom Gormican, 2022), ce bon vieux Nicolas Cage nous revient avec Dream Scenario (Kristoffer Borgli, 2023), une comédie délirante sur la célébrité.