A24


Plan rapproché-épaule sur Dev Patel, en roi sobre de costume gris, une couronne circulaire, l'air sombre ; derrière lui, dans le flou, des torches ; plan issu du film The Green Knight.

The Green Knight

Après A Ghost Story (2017), le cinéaste David Lowery, adepte du temps étiré, continue d’explorer l’essence de l’humanité. Il replonge dans le registre de la fantasy – il a réalisé Peter et Eliott le Dragon (2016) chez Disney – pour livrer cette fois-ci un univers sombre, brutal et païen en adaptant le récit de Sire Gauvain et le Chevalier vert, dans lequel le chevalier de la table ronde et neveu du roi Arthur, doit décapiter un étrange antagoniste mi-homme mi-arbre qui l’a défié. On assiste alors à une désacralisation du parcours du héros au profit de la peinture d’un « monde sombre, plus sombre que le matériau d’origine », comme l’a écrit sur les réseaux Jean-Pierre Dionnet. Initialement prévu pour 2020, The Green Knight ne connaîtra pas de sorties en salles françaises, et finira finalement dans le catalogue d’Amazon : critique.


De l'intérieur d'un tunnel, nous voyons une silhouette de femme, les bras ballants, en contrejour ; derrière elle une forêt verte et luxuriante ; à ses pieds, une flaque d'eau qui reflète sa silhouette et la forêt ; plan issu du film Men.

Men

Alex Garland renoue sa collaboration avec A24 pour son troisième long-métrage, une fantasmagorie psychologique entre beauté délirante et spasmophilie cauchemardesque. À l’image de l’antagoniste – Rory Keaner – qu’il met en scène, Men est un exercice de genre protéiforme, « un film d’horreur sur un sentiment d’horreur » ou, plus simplement, « une histoire de fantômes », comme le réalisateur l’a décrit à Entertainment Weekly. Le réalisateur d’Ex Machina (2014) et d’Annihilation (2018) livre en effet un farfelu et peu subtil pastiche de folk horror britannique qui prend une tournure surréaliste et infernale.


En contre-plongée, l'actrice Morfydd Clark est alalongée sur des escaliers en marbre, les mains sur le visage, comme en souffrance ; plan issu du film Saint Maud de Rose Glass.

Rose Glass, tout feu tout flamme

Après une sortie en salles avortée pour cause de Covid, « Saint Maud » est finalement diffusé ce soir sur Canal+. L’occasion de vous partager enfin notre entretien avec la réalisatrice Rose Glass.


Une femme pose sa joue contre le museau d'une brebis portant une couronne de fleurs sur le crâne ; scène du film Lamb.

Lamb

D’abord passé par Un Certain Regard cette année à Cannes, avant de désormais rejoindre la Compétition de l’Étrange Festival, les promesses en matière de folk-horror entourant Lamb l’avait placé en tête de liste de nos plus grosses attentes d’autant plus que l’on a tendance à apprécier les oeuvres produites par le studio A24. Hélas, malgré l’inspiration des légendes islandaises qui nimbe son récit et la présence intrigante de Noomi Rapace, ce premier film de Valdimar Jóhannsson déçoit par sa fadeur, la schizophrénie de son écriture et la pose de sa mise en scène.


The Lighthouse 2

Nouvelle figure de proue du cinéma fantastique américain aux côtés d’Ari Aster – Midsommar (2019) et Hérédité (2018) –, de David Robert Mitchell – It Follows (2014) et Under The Silver Lake (2018) – et véritable poule aux œufs d’or du Studio A24, Robert Eggers est de retour sur nos grands écrans trois ans après le succès de son premier brûlot, The Witch (2016). L’occasion rêvée pour nous de vous parler de ce pari osé […]


Midsommar 6

Après un premier long-métrage, Hérédité (2018) qui avait divisé notre rédaction – ce qui ne l’avait pas empêché de se hisser à la neuvième place de notre TOP10 des films qui n’ont pas fait genre en 2018 – l’américain Ari Aster revient aux affaires avec Midsommar (2019) un film imprégné des codes d’un genre assez peu revisité ces dernières années qu’est la Folk Horror. Un Grand Feu de Joie De toutes les entités, greffes ou […]