Shadowz


[Carnet de bord] BIFFF 2026 • Jours 9 à 11

Un deuxième week-end de réjouissances se profile au Brussels International Fantastic Film Festival. Après ces premiers jours bien remplis, il est temps pour les festivaliers de passer aux choses sérieuses : la fameuse « Night » du BIFFF, toujours très prisée des amateurs d’effusions et de sensations fortes, s’annonce particulièrement alléchante cette année. Un samedi riche en émotions, que Fais Pas Genre vous raconte en détail.


Le salon de la famille Starnes, dans Life of Belle, plongé dans la nuit ; seule une silhouette fméinine de dos, semble présente au fond de la pièce.

Life of Belle

Shadowz nous propose une nouvelle production horrifique, « Life of Belle » (Shawn Robinson, 2024), qui tente de répondre de la manière la plus superficielle possible à la question d’une vie sur-connectée d’une (trop) jeune influenceuse, dans un traitement à la found footage, d’ailleurs bien pauvre. Retour sur une copie ratée de « Paranormal Activity » (Oren Peli, 2007).


Hinterland

On connaît Stefan Ruzowitzky, artisan régulier du cinéma de genre, qui manie aussi bien le scalpel que l’Histoire. Avec Anatomie (2000) et sa suite logiquement baptisée Anatomie 2 (2003), il nous plongeait déjà dans des conspirations médicales aussi sombres que carabinées. Mais c’est surtout grâce aux Faussaires (2007) – Oscar du meilleur film étranger en 2008 – qu’il s’est imposé sur la scène internationale. Inspiré de la véritable histoire d’Adolf Burger, faussaire juif contraint par les nazis d’inonder la Grande-Bretagne de faux billets, le film conjuguait critique politique et mémoire historique. Avec Hinterland (2021), Ruzowitzky semble vouloir marier ses deux terrains de prédilection : le macabre et l’exploration critique de l’histoire austro-allemande.

Un homme vu de dos fait face à un bâtiment viennois, de nuit, avec un peu de pluie, une ambiance angoissante, dans le film Hinterland.

Plan rapproché épaule sur un visage d'homme avec une bouche démesurément ouverte, dans une lumière sombre un peu bleuté ; issu du film Rats!

Rats! 1

Passé sous les radars français, le premier film du duo Maxwell Nalevansky et Carl Fry est là pour vous régaler d’un bon délice bien crade et sanglant comme on les aime. Rats! (2024) est la nouvelle comédie débile et dégueulasse déjà devenue culte, qui offre enfin aux emo kids leur propre stoner movie bien hardcore, sur fond d’une des meilleures bandes originales qu’on ait entendues. Attention, vous risquez d’adorer, et c’est à retrouver en ce moment en streaming sur Shadowz.


Le visage d'Elena Carapetis cachée derrière un volet, en clair obscur, dans le film You'll never find me.

You’ll never find me

Josiah Allen et Indianna Bell ne nous sont pas inconnus. Leurs précédents courts-métrages venus d’Australie avaient déjà su capter l’attention par une maîtrise notable du huis clos, une utilisation très précise du sound design, et des dialogues oscillant entre légèreté trompeuse et tension palpable. Avec You’ll Never Find Me, leur premier long-métrage — proposé en exclusivité sur Shadowz et projeté au Méliès de Montreuil avec une présentation de votre serviteur samedi 24 mai 2025 — les deux cinéastes reprennent les ingrédients qui ont fait leur singularité mais les développent avec une ampleur nouvelle. Attention spoilers.