Festivals


[Entretien] Aude Léa Rapin, histoire de fantômes

Présenté à la Semaine de la Critique de Cannes en 2019, Les Héros ne meurent jamais (Aude Léa Rapin, 2020) s’est finalement frayé un chemin en salles entre deux confinements. Aude Léa Rapin y raconte l’enquête étonnante d’Alice (Adèle Haenel) sur les traces de la prétendue vie antérieure de son ami Joachim, une enquête qui les mène jusqu’en Bosnie, pays hanté par les fantômes de la guerre. Analyse d’une nouvelle incursion dans le cinéma de genres français avec sa réalisatrice.

Alice et Joachim sont assis côte à côté sur un banc dans une cité bosniaque, devant un petit parterre de verdure, scène du film Les héros ne meurent jamais pour notre interview d'Aude Léa Rapin.

[Entretien] Jan Kounen, d’un autre espace-temps

Entretien avec l’une des figures de proue de la révolution irrévérencieuse et mal-élevée qui a contaminé le cinéma français des années 2000. Vous l’avez compris, c’est avec Jan Kounen (Dobermann, Blueberry, 99 francs) que nous avons eu l’honneur de discuter alors qu’il était l’invité du Festival International du Film Grolandais de Toulouse. Cette discussion fut l’occasion de revenir sur ses débuts de réalisateur jugé « radical », de parler de son dernier film en date et en salles (Mon Cousin, 2020) de discuter de nos manières actuelles de consommer les images et d’appréhender le temps, et, pourquoi pas aussi, de parler de voyage intersidéral et de méditation…


Le naufrage de Gaspar Noé

En salles le 23 septembre 2020, le moyen-métrage de Gaspar Noé intitulé Lux Aeterna a été projeté en avant-première, à l’Étrange Festival. Juste avant, c’était à Irréversible inversion intégrale de squatter les salles obscures. Deux sorties toutes proches pour un seul constat : l’arche de Gaspar Noé est en train de couler. L’occasion d’un retour amer sur une filmographie qui nous a pourtant mis des étoiles dans les yeux dans ses premières heures.

Philippe Nahon pointe un revolver contre son propre reflet dans le miroir, scène du film Seul contre tous.

Une geisha se tient debout près d'un mur sur lequel est peinte une estampe représentant la tête d'une geisa décapitée, scène du film Brumes de chaleur.

Brumes de Chaleur

L’Etrange Festival proposait cette année de (re)découvrir trois perles rares de Seijun Suzuki avec sa Trilogie Taisho. Deuxième film du triptyque, Brumes de Chaleur (Seijun Suzuki, 1981) narre les mésaventures de Matsuzaki. Dramaturge, il rencontre dans la rue Shinako, une femme bien mystérieuse. Piégé entre cette femme insaisissable dont il tombe amoureux et son client, qui s’avère être le mari jaloux de Shinako, un voyage surréaliste dans une station thermale attend ce pauvre Matsuzaki…