Festival du Film Fantastique de Gerardmer


Dans une pièce très sombre, dont la lumière du soleil ne passe qu'à travers les interstices d'un volet, une jeune femme est enlacée par la créature chauve, maigre du film Samhain.

Kate Dolan, la patte Folk

Surprise de recevoir l’un des deux Prix du jury de ce 29e Festival international du Film fantastique de Gérardmer, Kate Dolan a vécu au bord du lac vosgien la vraie vie de festivalière : arrivée le premier jour, repartie dans son Irlande au lendemain de la clôture, elle a vogué de salles en salles, de films en films, pour étancher sa soif de frissons et d’hémoglobine. Son premier long métrage, You Are Not My Mother (Samhain) mélange les traditions de Samhain, fête païenne qui, plus tard, sera célébrée dans le monde entier sous le nom d’Halloween, à des thématiques contemporaines et personnelles. Samhain, justement, c’est le titre français du film, prévu dans nos salles pour le 10 août prochain. Pour patienter d’ici-là, Kate Dolan nous raconte son travail.


Eskil Vogt, jeux d’enfants

Avec son deuxième film en tant que réalisateur, le cinéaste norvégien Eskil Vogt plonge dans le cercle très fermé de l’enfance pour examiner les possibilités et les limites du mal. Alors que The Innocents était présenté en compétition au 29e Festival international du Film fantastique de Gérardmer – où il a remporté le Prix du Public et le Prix de la Critique – le cinéaste, que l’on connaît aussi pour son travail de co-scénariste avec Joachim Trier, raconte les origines du projet, son expérience de travail avec des enfants et l’envie de plonger dans une psyché bien éloignée de celle des adultes.


Joe d'Amato et une superbe brune seins nus face à face, avec entre eux un grand serpent, qu'ils tiennent chacun à bout de bras ; illustration pour le documentaire Inferno Rosso : Joe d'Amato.

Inferno Rosso : Joe D’Amato

Présenté Hors Compétition au Festival du Film Fantastique de Gérardmer, retour sur le vibrant documentaire Inferno Rosso de Manlio Gomarasca et Massimiliano Zanin consacré à une figure du bis italien qu’on admire en ces lieux : Joe D’Amato.


Un jeune garçon regarde un paysage de forêt, dont les arbres montent haut, à travers une fenêtre : le reflet du paysage se dessine sur la vitre et son visage ; plan issu du film The Innocents.

The Innocents

Il existe mille et une raisons qui justifient le sentiment de peur ; cela ne signifie pas forcément que derrière chacune de ses manifestations se trouve une explication… L’adulte a certes tendance à regarder systématiquement les choses sous l’angle de la rationalité. Mais qu’en est-il de l’enfant ? À quel point un être perçu comme l’expression la plus tangible de l’innocence et de la pureté est-il corruptible par les forces du Mal ? Et à quelles fins, si tant est qu’il y en ait ? De telles questions hantent The Innocents, et son mal qui flotte dans l’air.


Eight for Silver

Retour sur le film d’ouverture de cette 29ème édition du Festival du Film Fantastique de Gérardmer, le décevant retour aux affaires de Sean Ellis – Cashback (2006), The Broken (2008), Metro Manila (2013) – avec une relecture du mythe de la bête du « Djévodon ».


Dans sa chambre, un petit garçon avec un t-shirt jaune ne voit pas le fantôme d'enfant derrière lui, caché dans un angle de la pièce ; scène du film The Other Side

The Other Side

Présenté en compétition au festival de Gérardmer et sorti en vidéo ce 14 avril, The Other Side (Tord Danielsson et Oskar Mellander, 2020) fait monter l’angoisse dans cette histoire de maison hantée pourtant convenue.


Une femme avec la peau bleue et une robe rouge hurle debout au milieu de quatre bougies ; elle est toute courbée comme si elle était possédée par un démon ; scène du film The Cursed Lesson.

The Cursed Lesson

Sorti en novembre dernier en Asie, The Cursed Lesson est le cinquième long-métrage du réalisateur Juhn Jai-hong mais seulement le premier de son Kim Ji-han. Hé oui, deux réalisateurs pour un film tout en bipolarité. Les premières critiques affluent rapidement sur les réseaux sociaux dès l’ouverture du festival. Moqué, mal noté, incompris, considéré intriguant mais néanmoins sans queue ni tête, The Cursed Lesson en a sévèrement pris pour son grade tout en attirant tout de même son lot de curieux. Comme nous, par exemple. On a suivi le mouvement, on lui a donné sa chance, et comme beaucoup d’autres, nous sommes restés relativement perplexes tout en se demandant si le film méritait vraiment un tel déchainement.


La jeune Aya chante sur scène avec un micro sur pied, dans le film Aya et la sorcière.

Aya et la Sorcière

Le studio Ghibli, ici sous la houlette du fils d’Hayao Miyazaki, Goro, s’essaye à l’animation 3d pour une adaptation d’un roman de Diana Wynne Jones. Des enfants, des sorcières, de la magie, beaucoup des ingrédients Ghibli sont là, mais il n’est pas sûr que cette nouvelle recette fonctionne… Retour sur cette immense déception, vue dans le cadre du Festival de Gérardmer.


The Unthinkable

Après Aniara (Pella Kagerman & Hugo Lilja, 2019), il est grand temps de s’attaquer au deuxième film co-détenteur du prix du jury du Festival International du Film Fantastique de Gerardmer 2019, The Unthinkable du collectif suédois Crazy Pictures. Impensable, mais vrai Après plusieurs films de la compétition officielle du Festival de Gerardmer cuvée 2019 scénaristiquement et conceptuellement pauvres – si l’on excepte The Dark (Justin P. Lange, 2018), qui est mon Grand Prix personnel – […]