Magellan
Biopic historique amer, violent, à fleur de peau, tout autant que fresque cinématographique expérimentale et ethnologique, « Magellan » de Lav Diaz est une œuvre exigeante, mais puissante, d’ores et déjà un des plus marquantes de l’année.
Biopic historique amer, violent, à fleur de peau, tout autant que fresque cinématographique expérimentale et ethnologique, « Magellan » de Lav Diaz est une œuvre exigeante, mais puissante, d’ores et déjà un des plus marquantes de l’année.
Le deuxième long-métrage de Mascha Schilinski, couvre plus d’un siècle de destinées féminines, séparées par les décennies et par les guerres, mais toujours rattrapées par le souvenir et le poids du passé. Moins un film sur l’Allemagne qu’une réflexion sur la mémoire collective et le traumatisme générationnel, Les échos du passé s’impose comme une œuvre intime et sombre, où la douleur agit comme un esprit hantant les personnages qui traversent ce récit. Voilà qui devrait faire couler beaucoup d’encre.
Film-ovni, à la fois hommage et adieu possible au septième art, « Resurrection » (Bi Gan, 2025) est d’abord une expérience sensorielle radicale, de nature à désorienter. En traversant un siècle de cinématographe, Bi Gan compose moins un récit qu’une vaste rêverie réflexive, où le cinéma s’examine lui-même, traverse ses propres formes et place le spectateur face à son regard. Une œuvre singulière, profondément fascinante.
Après avoir fait vibrer la croisette, Sirāt continue de faire parler de lui lors de sa sortie en salles et nous donne l’occasion, à notre tour, de tracer quelques réflexions sur l’une des œuvres les plus passionnantes et détonantes de l’année, comme autant de (hors)-pistes à travers le désert. Attention, spoilers !
Après l’excellent The Climb (2019) l’acteur et réalisateur Michael Angelo Covino revient aux affaires avec une comédie de mœurs – Splitsville renommé chez nous Libre Échange (2025) – qui fait vraiment pas genre et qui fut l’une de nos bonnes surprises cannoises où il était présenté hors compétition.
Pour son quatrième long métrage, Ari Aster poursuit son chemin au large du cinéma horrifique qui l’a fait connaitre pour s’adonner à un autre genre : celui de la satire. Mais au-delà de la farce caustique sur l’Amérique blanche en crise, Eddington sonne souvent comme un aveu d’échec.