Dossiers


Malevil

Cinéaste mésestimé et tombé en désuétude, bien que césarisé en son temps, Christan de Chalonge est certainement l’un des plus intéressants spécimens de cinéastes français à s’être aventuré dans les cinémas de genres, s’il faudra s’appesantir en détails sur plusieurs titres de sa filmographie pour pleinement s’en convaincre, le cas de Malevil (1981), récit d’anticipation post-apocalyptique gratiné d’un casting cinq étoiles, méritait la primeur.

Plan large sur une vieille bâtisse en ruines, plongée dans le brouillard, derrière Jacques Durtonc, debout, les bras ballants ; extrait du film Malevil.

Romy Schneider, toute petite avec l'effet de perspective écrasée de la plongée et du cadrage, observe une gigantesque publicité à son visage, dans le film La mort en direct.

La Mort en Direct

Pour inaugurer notre dossier consacré aux petites pépites oubliées du cinéma de genre français, nous vous invitons à (re)découvrir La Mort en direct (Bertrand Tavernier, 1980). Un film pour le moins visionnaire dans tout ce qu’il présage de l’évolution de la télévision et qui, à l’aune des années 2020, prend un relief tout particulier.


Dressé pour tuer

En cette rentrée, ESC Editions sort les crocs et nous propose de (re)découvrir l’un des derniers chef-d’œuvre du grand Samuel Fuller : Dressé pour tuer (1982). Il est l’un de ces films qui ne vous laisse pas le temps de courir, qui vous attrape et vous prend à la gorge face à la dure réalité d’un racisme omniprésent. Pas de doutes, Samuel Fuller fait incontestablement partie des grands du cinéma.

Un chien blanc s'apprête à mordre une main d'homme noir dans le film Dressé pour tuer.

Un Quetzalcóatl géant au-dessus des buildings dans le film Épouvante sur New York.

Épouvante sur New York

Après « Meurtres sous contrôle » (1976), Rimini poursuit sa réédition des films de Larry Cohen avec « Épouvante sur New York » (1982) dans un joli combo DVD/Blu-ray agrémenté d’un livret de 24 pages signé Marc Toullec. Mêlant horreur, fantastique et science-fiction, ce petit bijou est un véritable manuel de la débrouille à destination des réalisateurs désargentés.


[ENTRETIEN] Céline Rouzet, pulsions artérielles

Fort du prix du jury cette année au festival de Gerardmer, En attendant la nuit est sorti dans nos salles françaises le 5 juin 2024. Avec ce premier long-métrage de fiction, Céline Rouzet, en proposant une nouvelle lecture de la figure et du film de vampire, nous prouve qu’il est des imaginaires qui n’ont de cesse de se renouveler.

Plan en contre-plongée sur Mathias Legoût Hammond, debout dans la nuit, du sang au bord des lèvres, dans le film En attendant la nuit de Céline Rouzet.

Eric Cantona joue de la trompette sur une terrasse, sous les hourras d'un supporter à ses côtés, dans le film Looking for Eric réalisé par Ken Loach.

Looking for Eric

A l’occasion de l’actualité footballistique du moment, on continue notre tour d’horizon des films mêlant à leur façon, ballon rond et films de genre. Quand Ken Loach s’essaie à la comédie dramatique sportive, ça donne un film fantasque dans lequel un postier en perdition est visité par un ange gardien qui prend les traits du célèbre attaquant de Manchester United, l’incontournable Eric Cantona. Looking for Eric (2009) porte bien la patte de son réalisateur, en abordant des thèmes tels que la précarité, mais aussi la force du collectif – un élément cher au monde du football – avec une touche d’originalité qui le place finalement un peu à part dans la filmographie du plus engagé des cinéastes britanniques.