Dossiers


Le Moine et la Sorcière

Notre exploration des pépites oubliées des cinémas de genre français se poursuit, et avec Le Moine et la Sorcière, les termes “pépite” et “oubliée” seront plus que jamais de rigueur. Cette fois-ci, direction les Dombes au XIIIe siècle dans un film moins fantastique que cérébral, une confrontation d’idées sur le spirituel, réalisé par Suzanne Schiffman, une cheville ouvrière méconnue de la Nouvelle Vague, rien que ça.

Tcheky Karyo et Christine Boisson parlent dans la forêt, leur attitude semble soucieuse dans le film Le moine et la sorcière.

Un jeune homme et une jeune femme souriant dans les rues de Paris, en surimpression des rames de métro éclairé en rouge ; plan du film A l'ombre de la canaille bleue.

A l’Ombre de la Canaille Bleue

Suite de nos (re)trouvailles parmi les pépites oubliées du cinéma de genres français des années 80, avec le trip underground, tout en musique minimale, surimpressions, et vers libres récités en voix off : nous vous invitons à découvrir « À l’ombre de la canaille bleue » (1985) de Pierre Clémenti.


Clash

Maladroitement passé sous nos radars lors de sa sortie en vidéo chez nos amis du Chat Qui Fume, il convenait de profiter de notre dossier consacré aux pépites oubliées du cinéma de genres français pour donner enfin toute la considération qu’il mérite à « Clash » (1984) de Raphaël Delpard .

Une femme et sa petite fille sont assise, l'une devant l'autre, contre des tonneaux de fer rouillés ; leurs yeux sont clos et elles ont du sang au coin de la bouche ; scène de Clash.

Une femme à la peau pâle, vêtue d'une robe blanche, dans une pose sculpturale, devant un mur de marbre ; plan éclairé en clair-obscur extrait du film Les Jeux de la comtesse Dolingen de Gratz.

Les Jeux de la Comtesse Dolingen de Gratz

L’unique film de Catherine Binet, « Les Jeux de la comtesse Dolingen de Gratz » (1981) est plus qu’une pépite oubliée, c’est aujourd’hui une œuvre quasiment introuvable dont l’aura suffi à attiser la curiosité des cinéphiles. 


[Entretien] Abel Danan, héritage mystique

Après un passage au Festival de Gérardmer, « La Damnée » , premier long-métrage d’Abel Danan, arrive enfin dans nos salles obscures. À cette occasion, le réalisateur s’est confié pour Fais pas Genre, dans une ambiance folk horror marocaine au coin du feu.

Une jeune femme accroupie au milieu de bougies, dans sa cuisine, plongée dans la pénombre, dans le film La Damnée de Abel Danan.

Vus de l'intérieur d'une large grotte, sept anges, en contre-jour, portent un huitième avec des cordes, beaucoup plus bas, sous un ciel orangé ; plan du film d'animation Les maîtres du temps.

Les Maîtres du Temps

En 1973, La planète sauvage , Prix spécial du jury à Cannes, révèle René Laloux au grand public. Bien que la production de ce film d’animation fut un parcours du combattant pour son réalisateur et que, de son point de vue, c’est plutôt Roland Topor qui en récolta la gloire, il n’en est guère échaudé et va se lancer dans un nouveau projet fou : adapter les autres romans de Pierre Pairault, alias Stefan Wul, pour la télévision.