Les films de monstres géants

De King Kong jusqu’aux Kaiju Eiga originaux, en passant bien sûr par les multiples hommages récents, ce dossier évolutif propose un panorama sur le sous-genre du film d’attaques de monstres géants.


Les Monstres de la préhistoire

| VIDEOCLUB | « Les Dents de la mer » (Steven Spielberg, 1975), premier vrai blockbuster horrifique à grand spectacle, a durablement redéfini le genre du « film de grosse bébête » , y compris son cousin nippon le kaiju eiga, enfant de l’atome et de « Godzilla » (Ishiro Honda, 1954). « Les monstres de la préhistoire » (Junji Kurata, 1977) est une tentative de la Toei de moderniser un genre vieillissant en s’inspirant de la recette américaine. Roboto Films nous permet aujourd’hui de redécouvrir cette curiosité restaurée sur Blu-ray.

Un plésiosaure en latex surgit d'un lac brumeux face à une femme brune apeurée dans un canoé de fortune

Un Quetzalcóatl géant au-dessus des buildings dans le film Épouvante sur New York.

Épouvante sur New York

Après « Meurtres sous contrôle » (1976), Rimini poursuit sa réédition des films de Larry Cohen avec « Épouvante sur New York » (1982) dans un joli combo DVD/Blu-ray agrémenté d’un livret de 24 pages signé Marc Toullec. Mêlant horreur, fantastique et science-fiction, ce petit bijou est un véritable manuel de la débrouille à destination des réalisateurs désargentés.


Godzilla vs Kong

Nouvelle pierre à l’édifice brinquebalant du Monsterverse de la Warner Bros, Godzilla vs. Kong (Adam Wingard, 2021) n’a pas su se faire patient et à débarquer il y a quelques jours, à grands coups de mandales, de marrons, de beignes, de chataîgnes… dans la tronche du système d’exploitation français, directement en VOD. Avec ses promesses de match de catch numérique spectaculaire et ses ambitions de produit pop absolu, le film est en réalité qu’une adaptation fidèle de la kitcherie assumée de l’oeuvre dont il est le remake.

King Kong assis au flanc d'une montagne, dans une lumière sombre teintée de rouge ; scène du film Godzilla vs Kong.

Le réalisateur Alexandre Poncet pose entre deux squelettes de maquettes - un dinosaure et un gorille sur un socle - pour son documentaire sur Phil Tippett.

[Entretien] Alexandre Poncet, sur le Phil

Depuis sa plus tendre enfance, Alexandre Poncet est un amoureux des monstres et des effets spéciaux. Il l’a bien sûr prouvé en prêtant sa plume à la revue Mad Movies. Mais depuis 2009, avec son comparse Gilles Penso, il s’est lancé dans l’aventure du documentaire. Après Ray Harryhausen – Le Titan des effets spéciaux (2011) et Le Complexe de Frankenstein (2016), il nous parle dans ce long entretien de son dernier bébé, Phil Tippett : Des rêves et des monstres. L’occasion de revenir avec lui sur sa rencontre et son rapport avec ce dernier représentant d’un artisanat perdu, grand magicien de la stop motion – l’animation image par image – concepteur d’une vraie galerie de créatures magistrales et symbole de tout un pan de l’histoire des effets spéciaux.


Trilogie Majin

Les gros matous du Chat qui Fume offre un coffret plus qu’énorme à la trilogie des Majin, série mythique mais néanmoins méconnu du cinéma d’exploitation japonais, mêlant les codes du Kaiju Eiga (films de montres géants) et du Jidai Geki (film sur le Japon Médiéval).

Un géant de pierre vêtu comme un guerrier japonais, au visage renfermé et vert, sous un ciel nuageux, scène de la trilogie Majin.

Tous les monstres de l'univers des films Godzilla réunis pour une bataille générale devant un gigantesque mont.

Godzilla, naissance et évolution du Roi des Monstres

On ne présente plus Godzilla, le légendaire dinosaure radioactif a dans son pays natal plus de trente films à son actif, ainsi que trois adaptations made in Hollywood. C’est sans même compter ses nombreuses incursions dans le jeu vidéo, dans les comics, et à la télévision. Il est aisé de se perdre dans sa mythologie, et son évolution sur plusieurs décennies de cinéma. Pour y voir plus clair, le mieux est encore de redécouvrir les […]