Dossiers


Dangerous Animals

Dans le troisième long-métrage du réalisateur australien Sean Byrne, un serial killer, fanatique de requins, attire ses victimes en pleine mer pour des plongées en cages avant de les zigouiller ! Les garçons sont tués sur le champ, mais, pour les jeunes femmes, le cauchemar ne fait que commencer… Avec un high concept aussi fort, on craignait que « Dangerous Animals » ne soit qu’une énième production prédigérée pour visionnage sans lendemain. Surprise, on se retrouve en fait avec un des meilleurs films de requins !

Un homme en maillot de bain est suspendu au-dessus d'une jetée et d'une flaque de sang dans la mer ; scène du film Dangerous Animals.

Plan rapproché-poitrine, de profil, sur Robert Pattinson à l'arrière de la limousine du film Cosmopolis de David Cronenberg ; il regarde devant lui, absent.

David Cronenberg, des temps et des corps

De retour en force avec Les Linceuls (2025), David Cronenberg revient sur des thèmes nécrotiques, au plaisir de ses plus grands (grandes ?) fans. Mais au-delà d’un retour aux sources, le film est l’occasion d’approcher l’implication des corps troublés et métamorphosés dont il est maître dans la temporalité déchirée de sa filmographie.


Les Linceuls

En 2022, « Les Crimes du Futur » fut accueilli par beaucoup – et à tort – comme un film somme et conclusif. Quelle ne fut donc pas la surprise, quelques semaines seulement après sa sortie, d’apprendre qu’une nouvelle œuvre était sur les rails : Les Linceuls, qui, après un passage à Cannes l’an dernier, vient enfin de nous parvenir. Quelque part entre « Chromosome 3 » (1979) et « La Mouche » (1986), David Cronenberg nous livre ici une œuvre sur le deuil et la résilience, comptant parmi ses plus intimes, sensibles et fragiles.

Vincent Cassel au milieu de son son cimetière de stèles connectées, dont plusieurs ont été détruites : scène du film Les linceuls.

Dessin représentant le visage d'Ovidie "retouché" par des mains gantées de chirurgien, approchant scalpel et autres outils médicaux.

[Entretien] Ovidie, permuter les genres

Réalisatrice, scénariste, actrice, écrivaine, docteure en lettre, journaliste… Ovidie décortique les multiples facettes de la sexualité à travers un large éventail de formats : essais percutants, podcasts intimistes, documentaires révélateurs, en prise de vues réelles comme en animation, et maintenant une série de fiction : Des gens bien ordinaires (2022) marque son entrée fracassante en tant que réalisatrice de cinémas de genre — une dystopie naturaliste grinçante dans un monde du porno inversé, dominé par les femmes, et un contre-pied assumé, librement inspiré de sa propre expérience dans le milieu.


[Entretien] Thomas Salvador, le fantastique encore et en corps

Acrobate, alpiniste, nageur, héritier du burlesque ? On ne sait comment le définir mais une chose est sûre, depuis des années Thomas Salvador explore les cinémas de genres par des voies dérivées : film de super-héros écologique avec « Vincent n’a pas d’écailles » (2014) et voyage fantastico-introspectif avec « La Montagne » (2022). Nous avons eu la chance de le rencontrer à l’occasion de sa venue au Ciné Saint-Leu à Amiens.

Un homme allongé dans la nuit obscure, observe son sa main qui illumine ; scène du film La montagne de Thomas Salvador.

Une femme tient devant elle, intriguée, un gros insecte gluant dans le film Ticks.

Ticks

Prêt pour une balade en forêt ? Vous avez pris vos insecticides ? Parce que vous allez en avoir besoin… « Ticks » (Tony Randel, 1993) débarque sur Shadowz pour le plaisir de tous les amateurs de séries B. Mais sous ses airs de film popcorn et ses créatures ragoutantes se cache quelque chose de bien plus angoissant…