Dossiers


Wolf Man

Blake (Christopher Abbott) est un écrivain trentenaire, marié à une journaliste (Julia Garner), et père d’une petite fille (Matilda Firth). Lorsque son père, un survivaliste vivant au cœur de l’Oregon, décède, Blake n’a d’autre choix que de se rendre au cœur de la campagne où il a grandi, pour faire le tri dans les affaires paternelles. Un voyage qui se solde par un accident de voiture, l’attaque d’une créature aux allures animales, la morsure du protagoniste qui contracte très vite une drôle de maladie et une faim de loup. Dès cette introduction rapide, on comprend que Wolf Man (Leigh Whannell, 2025) est dans une double continuité.

Dans un salon de nuit, sans lumière, Julia Garner tient contre elle une jeune fille ; toutes deux hurlent en direction de quelque chose hors-champ ; plan issu du film Wolf Man.

Plan rapproché-poitrine sur Louiza Aura sur scène, micro aux lèvres, dans Les reines du drame réalisé par Alexis Langlois.

[Entretien] Alexis Langlois, mélodrama-queen

Voilà quelques années maintenant qu’Alexis Langlois se démarque grâce à ses courts-métrages comme une des figures montantes d’un cinéma underground, punk et queer. En franchissant le cap du long avec « Les Reines du Drame » (2024), le flambeau porté par John Waters, Bruce LaBruce, Gregg Araki et tous les autres semble entre de bonnes mains.


eXistenZ 2

Fort de ses précédents succès, Cronenberg réalise en 1999 eXistenZ, ou le film qui le fera connaître aux adolescents qui préféraient jouer à la console avec leurs potes plutôt qu’aller au cinéma (et on ne leur en tiendra pas rigueur). En 2011, nous avons la réponse, mais à cette époque là, ils étaient encore peu à imaginer l’ampleur que pourrait prendre le jeu en ligne seulement dix ans plus tard et nombreux sont ceux qui ont revendu leur Nintendo 64 quand Cronenberg est arrivé avec ses histoires de consoles visqueuses et de ports manettes à planter dans la colonne vertébrale.

Jude Law vise avec un revolver en forme de petit crâne de petit dragon dans le film Existenz.

[Entretien] Aurélia Mengin, cinéma brut

Fort d’une importante tournée des festivals à l’international pour son second long-métrage, Scarlet Blue (2023), et des préparatifs de la quinzième édition de son festival Même Pas Peur qui aura lieu en février prochain, Aurélia Mengin connaît une actualité mouvementée. Véritable outsider d’un paysage français qui la maintient à l’écart, la cinéaste réunionnaise nous témoigne ici de la force qu’elle tire de sa marginalité, mais aussi des violences subies dans ce parcours en dents de scie.


La Nouvelle Vague, ou le sacrifice du cinéma de genres français

Tandis que semble émerger une nouvelle ère pour le cinéma de genre français, et que nous arrivons au terme de notre dossier d’automne sur les pépites oubliées des 80’s, nous plonger dans cette décennie avec l’œil de l’archéologue critique nous a fait remettre quelques trucs en perspective. Il en ressort une hypothèse : et si la Nouvelle Vague avait été le point de départ et la principale responsable du manque de considération du cinéma de genres de nos contrées ?

Une vieille femme nous tend dans les bras souriante, au milieu de son salon qui brûle dans le film du réalisateur de la Nouvelle Vague François Truffaut intitulé Fahrenheit 451.

Deux hommes sont cachés derrière des roches grises, armés, dans le film Le franc-tireur.

Le Franc Tireur

Invisible sur les écrans français de 1972 à 2002, « Le Franc-tireur » (Jean-Max Causse & Roger Taverne, 1972) est un film en quelques sortes sulfureux – car anti-Gaulliste – qui mérite d’être redécouvert à la faveur d’une belle réédition d’Extralucid. Un long-métrage maudit dont il nous fallait forcément parler…