Axel Millieroux


A propos de Axel Millieroux

Gamin, Axel envisageait une carrière en tant que sosie de Bruce Lee. Mais l’horreur l’a contaminé. A jamais, il restera traumatisé par la petite fille flottant au-dessus d'un lit et crachant du vomi vert. Grand dévoreur d’objets filmiques violents, trash et tordus - avec un net penchant pour le survival et le giallo - il envisage sérieusement un traitement Ludovico. Mais dans ses bonnes phases, Il est également un fanatique de Tarantino, de Scorsese et tout récemment de Lynch. Quant aux vapeurs psychédéliques d’Apocalypse Now, elles ne le lâcheront plus. Sinon, il compte bientôt se greffer un micro à la place des mains. Et le bruit court qu’il est le seul à avoir survécu aux Cénobites.


[Entretien] Marc Olry, à la recherche des films perdus

Le récent Midsommar (Ari Aster, 2019) ayant ravivé l’intérêt des fanatiques pour le folk horror, Marc Olry, de la société de distribution Lost Films, en profite pour exhumer des cendres The Wicker Man de Robin Hardy (1974) et de lui offrir une re-sortie en salles pour raviver le culte. Nous l’avons rencontré en juin 2021 lors d’un évènement organisé par le cinéma Le Dietrich de Poitiers. Marc Olry nous présente alors la version Final Cut de The Wicker Man, ainsi que son travail de « chercheur de perles rares cinématographiques ».

Quatre hommes se tiennent au pied d'un mannequin de bois géant, des torches à la main, sous un ciel blanc laiteux dans le film The Wicker Man pour notre entretien avec Marc Olry.

Plan rapproché-épaule sur le Christopher Walken, un peu hagard, du sang coule de sa bouche dans le film The Addiction.

The Addiction

Dès ses débuts avec The Driller Killer (1979), cet indépendant d’Abel Ferrara a régulièrement côtoyé le genre du fantastique et un an après la sortie de son Body Snatchers, L’invasion continue (1994), le cinéaste new-yorkais voit les choses en noir et blanc : Carlotta Films nous propose de redécouvrir The Addiction, ou sa relecture urbaine du mythe du vampire.


Virus Cannibale

Dans l’esprit des cinéphages, Bruno Mattei est un réalisateur de navets d’un côté, ou le grand porte-étendard du bis pour d’autres. C’est oublier que le bonhomme eut une incroyable carrière, bien plus riche qu’il n’y paraît, et pleine de bobines désormais incontournables. Et ce dernier signa au tout début des années 80 un incontournable des bouffeurs de VHS avec Virus Cannibale, pot mêlé de tous les styles qui ont constitué l’horreur à l’italienne. Rimini Editions nous invite donc à réévaluer l’œuvre d’un bricoleur généreux, chaînon manquant des filons de l’âge d’or du bis transalpin.


Gros plan sur le visage de Sean Connery dans le désert, le visage entouré d'un turban blanc dans le film Le lion et le vent.

Le lion et le vent

Pointons nos mirettes vers un scénariste majeur, John Milius, cinéaste et scénariste ayant apporté insolence et audace au cinéma américain des années 70. Rimini Editions nous propose de revoir Le Lion et le Vent (1975), son spectaculaire film d’aventure, dans la lignée de Lawrence d’Arabie (David Lean, 1962), dont l’histoire tourne autour de l’enlèvement d’une résidente américaine par un seigneur du Rif. Entre La Rose et la Flèche (Richard Lester, 1976) et l’adaptation de Rudyard Kipling, L’Homme qui voulut être roi (John Huston, 1975) – dont on vous parlait hier – le mythique Sean Connery est Raisuli, chef berbère défiant à distance Théodore Roosevelt, figure essentielle de l’œuvre de Milius.


La Trilogie de la Vie de Pasolini

« Trop en avance  » et « trop en retard « , voilà comment se définissait Pasolini en tant qu’intellectuel. Et dire que cette figure majeure du siècle dernier – peintre, poète, journaliste, virtuose, marxiste hérétique et chrétien homosexuel – est toujours autant d’actualité. Carlotta nous propose de (re)découvrir dans un somptueux coffret, la délicieuse Trilogie de la vie constituée de Le Décaméron (1971), Les Contes de Canterbury (1972) et les Mille et Une Nuits (1974). Sur les pas de l’italien Boccace, en passant par les récits d’une Angleterre médiévale, sans oublier les contes venus d’Orient, Pasolini a peut-être renouer avec un essentiel éteint. Ça reste l’occasion de se replonger dans toute la beauté et la violence de cet immense et paradoxal artiste.

Plan rapproché-épaule sur un Pier Paolo Pasolini le regard au loin, un tissu blanc autour du crâne, les traits creusés, derrière lui, le décor semble être celui d'une église austère tout en pierre.

[Entretien] Jan Kounen, d’un autre espace-temps

Entretien avec l’une des figures de proue de la révolution irrévérencieuse et mal-élevée qui a contaminé le cinéma français des années 2000. Vous l’avez compris, c’est avec Jan Kounen (Dobermann, Blueberry, 99 francs) que nous avons eu l’honneur de discuter alors qu’il était l’invité du Festival International du Film Grolandais de Toulouse. Cette discussion fut l’occasion de revenir sur ses débuts de réalisateur jugé « radical », de parler de son dernier film en date et en salles (Mon Cousin, 2020) de discuter de nos manières actuelles de consommer les images et d’appréhender le temps, et, pourquoi pas aussi, de parler de voyage intersidéral et de méditation…