Axel Millieroux


A propos de Axel Millieroux

Gamin, Axel envisageait une carrière en tant que sosie de Bruce Lee. Mais l’horreur l’a contaminé. A jamais, il restera traumatisé par la petite fille flottant au-dessus d'un lit et crachant du vomi vert. Grand dévoreur d’objets filmiques violents, trash et tordus - avec un net penchant pour le survival et le giallo - il envisage sérieusement un traitement Ludovico. Mais dans ses bonnes phases, Il est également un fanatique de Tarantino, de Scorsese et tout récemment de Lynch. Quant aux vapeurs psychédéliques d’Apocalypse Now, elles ne le lâcheront plus. Sinon, il compte bientôt se greffer un micro à la place des mains. Et le bruit court qu’il est le seul à avoir survécu aux Cénobites.


Démons 1 & 2

Alors que Carlotta réédite Démons (Demoni, 1985) et sa suite Démons 2 (1986) de Lamberto Bava, des classiques intenses et énergiques du cinéma gore. Nous avions déjà pu jeter un coup d’œil sur la copie restaurée du premier volet lors du PIFFF en décembre 2021. Produit par Dario Argento, ces films oscillent entre réflexivité et contamination, saupoudré d’une grande dose de grand-guignolesque à la Evil Dead (Sam Raimi, 1981), Gremlins (Joe Dante, 1981) ou Frissons (David Cronenberg, 1975). Par une parfaite mise en abîme, on assiste à l’exploitation bis dans toute sa splendeur. Lamberto Bava pastiche les codes en même temps qu’il rend un splendide hommage à l’héritage de ses prédécesseurs, notamment son père, Mario Bava, l’inventeur du giallo.

Plongé dans un violent clair-obscur noir et rouge, une femme démon ensanglantée et au visage possédé regarde droit dans l'objectif de la caméra du film Démons.

le visage d'une vieille femme, dont nous ne voyons que les mains, est cachée sous un drap blanc, dans un lit ; plan en plongée issu du film Vortex de Gaspar Noé pour notre interview.

[Entretien] Gaspar Noé, au coeur du vortex

Alors que l’on avait quelque peu perdu notre adhésion au bonhomme depuis au moins son Climax (2018), le dernier né de sa filmographie, Vortex, nous a totalement pris à contre-pied et littéralement bouleversés quand nous l’avions découvert à Cannes. Entretien avec un cinéaste visiblement pas rancunier et de surcroît toujours aussi généreux quand il s’agit de causer de cinéma.


In the Earth

Dans la lignée de A Field in England (2013) et Kill List (2011), le britannique Ben Wheatley renoue avec le folk horror. Sous forte influence seventies, il replonge dans l’épouvante psyché pour parler de la mort d’un vieux monde bousculé par une pandémie. Présenter – en première française – en clôture des 10 ans du PIFFF, In The Earth est un petit bijou primitif et généreux qui prend une direction inattendue, pour plonger radicalement dans le pur délire psychotonique. Fortement déconseillé aux épileptiques…

Sur fond de brume et de feuillages épais au sol, la silhouette d'un homme vu de dos, en contre-jour, portant une hache ; plan issu du film In the earth.

Gros plan sur le visage de Nicole Kidman l'air absent, tourné vers un miroir, tandis qu'à l'arrière-plan Tom Cruise l'embrasse dans le cou ; plan issu du film Eyes Wide Shut.

Eyes Wide Shut

Reclus, mégalo, obsessif, perfectionniste, controversé, subversif… Les adjectifs ne manquent pas pour décrire le génie de Stanley Kubrick et son dernier opus condense tout cela à la fois. Tourné treize ans après Full Metal Jacket (1987), Eyes Wide Shut est sans conteste – ex-aequo avec 2001, L’Odyssée de l’espace (1968) – l’un de ses films les plus mystérieux. Cette adaptation de la nouvelle Rien qu’un rêve (1926) d’Arthur Schnitzler – roman qui met en scène un couple qui évoque leur fantasme – prend comme cadre un New York éclairé par les douceurs trompeuses de Noël.


[Entretien] Nils Bouaziz, à bord du cuirassé Potemkine

Aux premiers jours du mois de juillet, une bonne poignée de cinéphiles ont bravé la chaleur étouffante pour s’abreuver d’ambiances occultes et ésotériques. Perdu dans un beau village d’Occitanie, le château H organisait « Les Diableries », un festival de cinéma en plein air à la gloire du Dieu Lumière. Dans ces catacombes, sanctuaire d’un passé cathare propre à la région, nous faisons la rencontre de Nils Bouaziz, fondateur de la maison d’édition et de distribution Potemkine Films. Ce dernier étant à l’initiative de la superbe édition collector du film culte, nous profitons de l’occasion pour discuter avec lui du marché de la vidéo et d’un certain cinéma halluciné en perdition, mais aussi – et surtout – pour décrypter ce chef d’œuvre trop méconnu du cinéma d’horreur muet.


Un groupe d'hommes et de femmes vus de dos contemple une haute statue de bois prendre feu sous un ciel de crépuscule, scène du film The Wicker Man.

The Wicker Man

Nous, adeptes de chocs psychédéliques, mordus de l’horreur alternative et d’hystérie complotiste abreuvée aux ambiances païennes, nous ne pouvons qu’apprécier la re-sortie récente par Lost Films du final cut du culte The Wicker Man (Robin Hardy, 1973). Esthétiquement minimaliste dans sa facture et porté par la contre-culture seventies, cet objet nous éclaire toujours aujourd’hui de sa lueur puissante.