La rose et la flèche


Robin des Bois et Hollywood

| ANALYSE | Peu de héros ont connu autant de vies que Robin des Bois. Depuis près d’un siècle, Hollywood réinvente sans relâche le célèbre hors-la-loi, offrant à chaque génération d’acteurs le défi d’incarner une figure qui relève davantage du mythe que du personnage. La sortie cet été de On l’appelait Robin des bois (Michael Sarnoski, 2026) offre l’occasion de revenir sur ces métamorphoses successives.


Gros plan sur le visage de Sean Connery dans le désert, le visage entouré d'un turban blanc dans le film Le lion et le vent.

Le lion et le vent

Pointons nos mirettes vers un scénariste majeur, John Milius, cinéaste et scénariste ayant apporté insolence et audace au cinéma américain des années 70. Rimini Editions nous propose de revoir Le Lion et le Vent (1975), son spectaculaire film d’aventure, dans la lignée de Lawrence d’Arabie (David Lean, 1962), dont l’histoire tourne autour de l’enlèvement d’une résidente américaine par un seigneur du Rif. Entre La Rose et la Flèche (Richard Lester, 1976) et l’adaptation de Rudyard Kipling, L’Homme qui voulut être roi (John Huston, 1975) – dont on vous parlait hier – le mythique Sean Connery est Raisuli, chef berbère défiant à distance Théodore Roosevelt, figure essentielle de l’œuvre de Milius.