série b


L’Avion de l’Apocalypse

Umberto Lenzi n’est pas réputé pour verser dans l’horreur, mais que voulez-vous ma p’tite dame, au début des années quatre-vingts et du déclin du cinéma populaire italien, il faut bien s’adapter à la demande. Entre deux films de cannibales – une « mode » lancée par Cannibal Holocaust (Ruggero Deodato) en 1980 – il réalise L’avion de l’apocalypse (1980), emballé par Artus dans un bien joli coffret Blu-ray/DVD. Mine de rien, cette très modeste série B encensée par Quentin Tarantino fait figure d’OVNI dans le genre usé jusqu’à la corde des histoires de zombies.

L'Avion de l'apocalypse Umberto Lenzi Hugo Stiglitz

Une navette spatiale posée sur une planète rocheuse, en noir et blanc, en plan d'ensemble, dans le film La fusée de l'épouvante.

La Fusée de l’Epouvante

Rimini Éditions offre une sortie DVD + Blu Ray à ce film de monstre méconnu du grand public, dont on dit qu’il aurait inspiré le cultissime Alien (Ridley Scott, 1979). Regardé avec un œil moderne comme étant d’une immense absurdité, La Fusée de l’Épouvante (Edward L. Cahn, 1958) porte plutôt mal son nom. En effet, s’il y est bien question de fusée, on ne peut pas dire que l’épouvante soit au rendez-vous… Amateur.trices de kitsch et de monstres en costumes de latex, ceci est pour vous !


Un mort-vivant squelettique apparaît sur une télévision des années 80 en noir et blanc dans le film The Video Dead.

The Video Dead

A l’occasion de la sortie de The Video Dead (Robert Scott, 1987) en blu-ray chez Le Chat qui Fume on revient sur ce film qui réussit à ne pas correspondre à nos attentes tout en les comblant parfaitement… Si le côté “video” vous laissera un peu sur votre faim, le côté “dead”, quant à lui, est un régal ! En effet, le film respecte les codes du film de zombies de série B, mais il les subvertit également pour venir nous faire cette proposition déroutante : et si les zombies n’étaient pas aussi dénués d’humanité qu’on pourrait le penser ?


Elves

Noël est la seule période de l’année durant laquelle le spectateur lambda peut accepter sans sourciller des histoires d’amour naïves entre une business woman et son ancien petit ami resté au village. Le spectateur fan d’épouvante va plutôt en profiter pour regarder le mythe du père Noël être soumis à tout un tas d’horreurs. Mais le genre n’est pas si prolifique que ça et après quelques années à regarder Black Christmas (Bob Clark, 1974) ou Krampus (Michael Doughery, 2015) que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Notre lectorat risque de penser qu’il a trop forcé sur le lait de poule s’il s’aventure à regarder Elves (Jeffrey Mandel, 1989), film inclassable venu des tréfonds des ténèbres de la hotte du père Noël.

Gros plan sur le visage d'un monstre aux dents pointues et à la peau grise, portant un bonnet de Père Noël avec en fond un sapin de Noël ; issu du film Elves.