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[Lecture] Trois maîtres du cinéma modeste : Joseph H. Lewis, Don Siegel, Budd Boetticher

Alain Cresciucci fait un focus plus que bienvenu sur trois maîtres du cinéma modeste, selon sa terminologie : plongée livresque dans l’univers de Joseph H. Lewis, Don Siegel et Budd Boetticher, aux Éditions LettMotif.

Plan large, de nuit, brumeux, sur deux silhouettes, un homme et une femme qui se font face dans le film The big combo réalisé par Joseph H. Lewis abordé dans Trois maîtres du cinéma modeste.

Provincia violenta

Après « Roma Violenta » (Marino Girolami, 1975), « Napoli Violenta » (Umberto Lenzi, 1976) ou « Milano Violenta » (Mario Caiano, 1976), voici « Provincia Violenta » (Mario Bianchi, 1978) qui surfe en fin de vague sur le genre poliziottesco italien et que se charge de rééditer Le Chat qui fume. Une série Z comme on les aime… Ou pas.

Deux voitures entrent en collision dans le film Provincia Violenta.

Santosh au milieu d'une foule encadrée par l'armée ; elle a les bras ballants, semblant en décalage.

Santosh

Présenté en 2024 dans la section Un Certain regard au Festival de Cannes, « Santosh » (Sandhya Suri) a impressionné le public par sa façon, sans concession, de dépeindre une Inde loin des folklores bollywoodiens et moralement au bord du chaos. Un premier film de fiction hautement féministe qu’il vous faut découvrir en vidéo grâce à l’édition de Blaq Out.


Polar Park (Saison 1)

Le paysage des séries en France est largement dominé par Canal+ et ses créations originales qui reviennent au cœur des discussions des sérievores. Qu’à cela ne tienne ; débarquée de nulle part et sans prévenir, la série Polar Park (Gérald Hustache-Mathieu, 2023) représente une belle surprise et entend bien remettre la chaine Arte au centre du jeu et à sa place de sérieux challenger.

Jean-Paul Rouve et Guillaume Goix en plein échange, assis sur un banc, devant une habitation jaune intense ; Rouve semble expliquer quelque chose avec intensité à Goix qui ne comprend pas tout ; scène de la série Polar Park.

Un homme descend un petit escalier, de nuit, sous une enseigne Café Bar dans le film noir La ville captive.

La Ville Captive

Au sein d’une filmographie ponctuée par tant de chefs-d’œuvre indémodables, Robert Wise aura disséminé quelques petites pépites moins connues mais tout aussi percutantes. C’est le cas du film qui nous intéresse aujourd’hui, La Ville captive, sorti en 1952, et qui s’inscrit dans un versent résolument réaliste de son œuvre… La sortie d’une belle édition concoctée par Rimini permet de (re)découvrir ce joli film noir.