[Carnet de Bord] Festival Int. du Film Grolandais 2024 • Jours 6-7
Depuis plusieurs années, notre rédactrice Charlotte Viala arpente les allées et les salles du FIFIGROT . Retour sur les deux derniers jours de cette édition 2024.
Depuis plusieurs années, notre rédactrice Charlotte Viala arpente les allées et les salles du FIFIGROT . Retour sur les deux derniers jours de cette édition 2024.
Naturalisée Grolandaise depuis plusieurs années, notre rédactrice Charlotte Viala arpente une nouvelle fois cette année les allées et les salles du FIFIGROT, grande fête annuelle du film Grolandais. L’occasion de nous ramener des tonnes de films qui font pas genre, où le réalisme se mêle au grotesque, où le mauvais goût côtoie la poésie, où ce qui est politique l’est toujours par un pas de côté, coupé-décalé. Focus sur les jours 4 et 5.
Naturalisée Grolandaise depuis plusieurs années, notre rédactrice Charlotte Viala arpente une nouvelle fois cette année les allées et les salles du FIFIGROT, grande fête annuelle du film Grolandais. L’occasion de nous ramener des tonnes de films qui font pas genre, où le réalisme se mêle au grotesque, où le mauvais goût côtoie la poésie, où ce qui est politique l’est toujours par un pas de côté, coupé-décalé. Focus sur les trois premiers jours.
Pas de doute, nous n’attendions rien de plus que Megalopolis cette année à Cannes, et nous n’étions pas les seuls. Douze ans après le magnifique Twixt qui achevait une trilogie mal-aimée – pourtant sublime – réalisée avec les moyens d’un étudiant en cinéma, c’est avec un projet pharaonique, autofinancé, et envisagé depuis quarante ans que Francis Ford Coppola nous revient. Nous en avions nous-même rêvé durant toutes ces années, à tel point qu’il est difficile de confronter les images qu’on a fantasmées à leur matière réelle. Disons-le, cette œuvre singulière en tout, accueillie avec mépris et huées sur la Croisette, nous a désarmés et nous hante.
Voilà qu’entre franchises en fin de vie et adaptations pétochardes rugit et bondit le « City of Darkness » de Soi Cheang. À peine échappé des séances de minuit de Cannes, ce petit cyclone hongkongais auto-destructeur tire dans tous les sens, enchaînant coups de génie et ramassages quasi-comiques, et laisse dans son sillage un fabuleux bric-à-brac à ausculter.
Fort du prix du jury cette année au festival de Gerardmer, En attendant la nuit est sorti dans nos salles françaises le 5 juin 2024. Avec ce premier long-métrage de fiction, Céline Rouzet, en proposant une nouvelle lecture de la figure et du film de vampire, nous prouve qu’il est des imaginaires qui n’ont de cesse de se renouveler.