Catacombes

C’est dans les catacombes que l’on trouve des trésors enfouis, des perles, des pépites d’or oubliées, des chef-d’oeuvres maltraités par le temps ou par l’inteligencia. Si vous osez, descendez dans ces catacombes, vous ne le regretterez pas. Les explorateurs de “Fais pas Genre !” vous y feront découvrir toute sorte de films.


En contre-plongée, une vitre brisée ; Bruce Willis se tient dans le trou dans le verre, droit, toisant l'adversaire qui, on le devine, vient de tomber de l'immeuble ; plan issu du film Die Hard : Piège de Cristal.

Die Hard : Piège de Cristal

Définir les contours de ce qu’est un film de Noël, c’est prendre le risque de raviver un débat aussi violent que « Pain au chocolat vs. Chocolatine ». Car il n’y a pas que les flocons et les cadeaux qui font d’une œuvre un parfait moment de Noël. Et c’est tout ce que Die Hard : Piège de cristal (John McTiernan, 1988) incarne ; une certaine idée de Noël sur bien des aspects…


Le Continent des Hommes Poissons

Peut-être le plus grand artisan du cinéma bis italien, Sergio Martino a ravi des générations de spectateurs, pas forcément toujours pour les mêmes raisons puisqu’on le retrouve aux commandes de jolies réussites artistiques voire commerciales, comme à celles de délicieux nanars d’exploitation. Le continent des hommes-poissons (1979) peut sans honte être rangé dans la première catégorie.


Arnold Schwarzenegger en costume de super-héros flashy rouge et or prêt à intervenir en tête d'une grande fanfare à ses couleurs, qui l'acclame, dans le film La course aux jouets.

La Course au jouet

La course au jouet (Brian Levant, 1996) ou l’histoire de pères en quête de reconnaissance prêts à employer tous les moyens nécessaires pour mettre la main sur le jouet convoité par leurs fils. Savant mélange de comédie familiale, de satire sociétale et de film d’action, ce cocktail filmique mené par nul autre qu’Arnold Schwarzenegger et produit par Chris Columbus peine parfois un peu à trouver le dosage exact, tant sur le fond que sur la forme. À consommer avec modération – ou pas, ce sont les fêtes après tout !


La famille de sans-abris de Tokyo Godfathers pose fièrement, avec le sourire, dans leur "chez eux" : une décharge.

Tokyo Godfathers

Dans l’ombre de Perfect Blue (1997) et Paprika (2006) se terrent deux longs-métrages de Satoshi Kon : Millenium Actress (2002) et Tokyo Godfathers (2003). Ce dernier, inconsidéré à l’époque de sa sortie, anomalie dans sa filmographie, se voit peu à peu rétablir ses lettres d’or par une communauté de cinéphiles passionnés et fidèles. Quoi de plus beau comme cadeau de noël que de vous inviter à (re)découvrir un des chefs d’œuvre (c’est peu dire, il n’a fait que ça) trop souvent mis de côté d’un des plus grands réalisateurs de cinéma d’animation japonais ?


Plan grand angle en contre-plongée sur un homme à chapeau et avec une écharpe blanche, qui braquent sur le spectateur face caméra deux immenses revolver ; plan du film The Hebrew Hammer.

The Hebrew Hammer

Si les films de Noël s’enchaînent chaque année comme des guirlandes autour d’un sapin, ceux de Hannouca peuvent sûrement se compter sur les branches d’une menorah. Malgré tous ses mythiques réalisateurs, la communauté juive américaine n’a que très rarement sorti sa fête des Lumières de l’ombre du Saint Nicolas coca-colisé. En 2003, Johnathan Kesselman et Adam Goldberg tentent de relever le défi en créant le premier (et dernier) héros de jewxploitation : le détective privé (de prépuce) Mordechaï Jefferson Carver, a.k.a The Hebrew Hammer. Culte de niche, cette série B un peu cheap sous tous rapports est peut-être le chaînon manquant dans l’évolution de l’humour juif entre Woody Allen et Adam Sandler. Faites tourner les dreydels et chauffer les latkes, Papa Hanouca arrive en ville.


Vu du dessus un homme en sang est expulsé d'une fenêtre qui vole en éclats, dans le film Le jour de la bête.

Le Jour de la Bête

Retournez vos crucifix, sortez les vinyles de Death métal et vos livres de démonologie, Le jour de la bête (Alex de la Iglesia, 1995) va vous faire passer le plus What the fuck de tous les noëls. Comédie horrifique ayant obtenu 6 prix Goya dont celui de meilleur réalisateur en 1995 et le grand prix du jury au Fantastic’Arts, Álex de la Iglesia conserve bel et bien sa place dans le panthéon du cinéma d’horreur espagnol.