[Carnet de Bord] Festival de Cannes 2023 • Jours 7-10
Suite de notre carnet de bord cannois avec l’exploration des jours 7 à 10 du Festival, à la recherche de la pépite qui fait pas genre !
Suite de notre carnet de bord cannois avec l’exploration des jours 7 à 10 du Festival, à la recherche de la pépite qui fait pas genre !
Quatre nouvelles journées sur la croisette, essentiellement pluvieuses. Quelques revenants, plus ou moins incarnés, des épanchements cinéphiles à l’écran ou dans les files d’attente, des tentatives plus ou moins « genrés », plus ou moins réussies, de toucher au contemporain. Comme souvent à Cannes, l’accumulation de films et de soirées donnent le sentiment de traverser un monde en quelques séances et quelques jours. Avec, pour ces jours-ci, un film monstre qui emporte tout et qui a hanté l’intégralité des projections qui ont suivi…
Fais pas Genre ! est très heureux de s’associer à nouveau avec Rimini Editions pour vous faire faire gagner 2 exemplaires du combo Blu-Ray/DVD du film Mutant de John Bud Cardos.
Retour sur le Grindhouse Paradise cuvée 2023 qui a eu lieu du 13 au 16 Avril à Toulouse, et sur son film d’ouverture, Soft and quiet (Beth de Araùjo, 2022) qui malmène son duo de victimes faisant face à un escadron de barbies fascistes bien décidées à leur mener la vie dure… Peut-être un peu trop.
Du Silence des Agneaux (Jonathan Demme, 1990), Seven (David Fincher, 1995), Usual Suspects (Bryan Singer, 1995) ou L.A. Confidential (Curtis Hanson, 1997) pour les meilleurs ; à Bone Collector (Phillip Noyce, 1999), Le Collectionneur (Gary Fleder, 1997) ou Copycat (Jon Amiel, 1996) pour les ersatz : les années 90 ont été riches en courses contre le tueur, et elles représentent encore à ce jour une sorte d’âge d’or du polar. Fincher, plus particulièrement, est celui qui a imprimé de sa patte le genre et qui continue jusqu’à son prochain The Killer qui sortira fin 2023, à le nourrir et le réinventer. Misanthrope (Damián Szifron, 2023) arrive donc comme une synthèse de tout cet héritage cinématographique en puisant ici et là le meilleur de ce cinéma nineties.
Après deux essais remarquables — Hérédité (2018) — puis remarqué — Midsommar (2019) — Ari Aster c’était imposé comme l’une des figures de proues d’une nouvelle génération de cinéastes dévoués à l’horreur et au fantastique. Avec Beau is Afraid (2023), il s’en vient déconstruire son image publique et proposer un troisième film voulu plus ample, plus riche, plus complexe mais qui se révèle avant tout plus boursoufflé.