queer


Massacre au camp d’été

| VIDEOCLUB | Si ce petit slasher tourné en six semaines avec un budget restreint a acquis le statut d’œuvre culte grâce à une scène finale aussi choquante que subversive, le reste du film pose un regard attentif et inquiétant sur la brutalité des enfants et la négligence des adultes. Profitons alors de la période estivale et de la réédition du film en 2K proposée par ESC pour redécouvrir « Massacre au camp d’été » (1983), seule contribution notable du réalisateur Robert Hiltzik au monde du septième art.


[Carnet de bord] BIFFF 2026 • Jours 15 et 16

Il y a un mois et demi, le Brussels International Fantastic Film Festival tirait sa révérence après seize jours de cinéma fantastique, de nuits écourtées et de belles découvertes. L’heure est désormais venue de conclure ce carnet de bord avec les deux dernières journées du festival, marquées par plusieurs temps forts – et quelques films appelés à repartir avec un prix. Retour sur le palmarès de cette édition 2026.


Luc Besson, le masculin l’emporte ?

Avec son « Dracula » (2025), Luc Besson semble confirmer un virage dans sa filmographie abondante. Incarnée par l’intense comédien Caleb Landry-Jones, cette évolution masculine, avec certains accents rétrogrades, vient percuter l’œuvre d’un réalisateur dont l’une des marques de fabrique était pourtant « la place du genre féminin » avec toutes les guillemets nécessaires.

Plan rapproché-épaule sur Caleb Landry-Jones déguisé et maquillé en femme, dans la salle d'interrogatoire du film Dogman de Luc Besson.

PLusieurs monstres regardent l'objectif, tous debout autour d’un pilier portant un large bol.

Cabal

En mai dernier sortait chez ESC une édition collector du second long-métrage de Clive Barker, maître de l’horreur britannique, père des Cénobites et de Candyman, « Cabal » (1990). Edité pour la première fois en France dans une magnifique version Director’s Cut UHD 4K, il était temps pour nous de rendre honneur à cette œuvre mésestimée et malmenée.


Je suis déjà mort trois fois

Maxence Vassilyevitch se lance en 2024 dans un étonnant projet : le tournage en comité réduit – lui et sa compagne Anaïs Ruales Borja – d’un portrait de l’acteur et réalisateur Jacques Nolot, l’une des grandes figures parisiennes du cinéma queer et marginal. A eux trois ils passent plusieurs jours à reconstituer une journée de ce cinéaste de 82 ans.

Jacques Nolot prend le soleil, debout les yeux fermés, sur le toit de son appartement, dans le documentaire Je suis déjà mort trois fois.

Plan rapproché-poitrine sur Louiza Aura sur scène, micro aux lèvres, dans Les reines du drame réalisé par Alexis Langlois.

[Entretien] Alexis Langlois, mélodrama-queen

Voilà quelques années maintenant qu’Alexis Langlois se démarque grâce à ses courts-métrages comme une des figures montantes d’un cinéma underground, punk et queer. En franchissant le cap du long avec « Les Reines du Drame » (2024), le flambeau porté par John Waters, Bruce LaBruce, Gregg Araki et tous les autres semble entre de bonnes mains.