rape and revenge


Une femme blonde est assise dans un club vide, au milieu de larges fauteuils rouges, devant un miroir ; plan issu du film Promising Young Woman.

Promising Young Woman

Cela fait maintenant déjà quelques années que nous sommes coutumiers d’un élan de féminisme qui atteint toutes les sphères de la société et notamment celle du cinéma. Chose plutôt logique sachant que cet élan a commencé avec l’affaire Weinstein. Après les divers mouvements #metoo et #balancetonporc l’industrie du cinéma semblait commencer sa mue, pour le meilleur mais aussi pour le pire, beaucoup en profitant en effet pour se glisser dans la brèche de façon plus ou moins opportuniste, abreuvant le septième art de tout un tas de films qui n’ont de “féministes” que leur posture. Il faut réussir à trouver au milieu de cette avalanche de sorties ce qui peut apporter une plus-value non seulement au cinéma de manière générale mais aussi à la cause féministe. C’est dans ce contexte-là que sort Promising Young Woman (Emerald Fennell, 2020).


Une jeune femme brune à la peau pâle, les yeux rougis par l'épuisement et le désespoir, nous regarde droit dans les yeux ; des éclaboussures de sang tâchent son visage ; plan issu du film The Nightingale.

The Nightingale

On avait fait la rencontre du cinéma de Jennifer Kent via un premier film saisissant, Mister Babadook (2014) un film d’horreur aussi brillant dans son approche des codes, que dans sa façon de les ré-inventer. Le nom de sa réalisatrice s’était alors ajouté à la liste des « cinéastes à suivre ». Pourtant, son deuxième film, The Nightingale (2018) auréolé d’un prix (et d’une polémique) à Venice n’aura pas trouvé les grâces des distributeurs français. Cette œuvre essentielle, rageuse, peut-être l’une des plus puissantes des dernières années, nous parvient donc seulement, trois ans après sa réalisation, en VOD et vidéo via Condor Entertainment. Faire le constat qu’une telle pièce de cinéma ait pu en être privé ne peut que laisser songeur.


L'acteur Enrico Maria Salerno braque son fusil sur sa victime à terre, derrière lui un ciel brumeux et un arbre chétif dans le film La bête tue de sang froid.

La bête tue de sang froid

Quoi de mieux qu’un rape and revenge pour habiter un couvre-feu qui pourra sembler long à certains d’entre nous ? Le Chat qui Fume a pensé à nos âmes esseulées et sort en Blu-Ray un classique de l’exploitation des 70’s, La bête tue de sang-froid (1975) réalisé par Aldo Lado.


Plan rapproché-épaule sur une vieille femme au grand sourire, l'air un peu fou, dans un salon, scène du film Mother's day.

Mother’s Day

Objet filmique à la croisée du slasher et du rape and revenge, les éditions Rimini nous propose de redécouvrir, dans une édition de qualité, le film Mother’s day de Charles Kaufman. L’une des premières productions horrifiques de la firme Troma.


Cassandra Delaney dans le film Fair Game de 1986 (critique)

Fair Game 1

Édite récemment par Le Chat qui Fume, Fair Game de Mario Andreacchio, série B australienne du milieu des années 80, veut se placer dans la droite lignée de glorieux aînées – Mad Max (George Miller, 1979) et Wake in Fright (Ted Kotcheff, 1971) en tête – sans pour autant atteindre leur puissance de frappe. Il n’en reste pas moins un film d’action efficace, fauché mais souvent inspiré, gagnant en subtilité par son beau personnage féminin […]


Emmanuelle et Françoise

Le Chat qui fume édite un rape and revenge taré et lyrique, poème délirant et malsain qui sait mêler fantasme saphique, cannibalisme, mélodrame et grand-guignol. Un pur produit pour la maison, signé Joe d’Amato, mais surtout, et franchement contre toute attente, vrai chef-d’œuvre psychédélique sachant travailler avec une jouissance non dissimulée ses obsessions malades sans abandonner ses personnages et sa mise en scène. Le venin de la sœur Emmanuelle et Françoise, son titre de pur […]


La Vengeance de la Femme au Serpent 1

Après Les Marais de la Haine (1974) Artus Films sort dans sa collection “Redneck” sa suite par les mêmes réalisateurs, intitulée La Vengeance de la Femme au Serpent (Fred & Bervely Sebastian, 1988) . Cette fois, un rape and revenge un peu plus en bonne et due forme. La mare aux crocodiles ​On peut dire de certains cinéastes (ou artisans, devrait-on corriger dans ce cas précis) qu’ils sont opportunistes sans trop les dénigrer. Les époux Beverly […]


Les Marais de la Haine 1

Parangon de l’éditeur spécialisé dans le genre voire le cinéma Bis, Artus Films ouvre cette année deux collections que vous allez certainement rencontrer plusieurs fois dans notre magazine à l’avenir : une dédiée aux Péplums, l’autre aux tant aimés Rednecks. C’est cette dernière qui nous occupe aujourd’hui, avec la sortie du DVD inaugural, le rape and revenge (ou presque) Les Marais de la Haine de Ferd & Berverly Sebastian (1974). Amours Bucoliques Tels une jungle, […]


Portrait de Coralie Fargeat sous une lumière de soleil clair-obscur.

Coralie Fargeat, sur la branche 6

Elle est la réalisatrice du premier film français de genre de 2018, Revenge, passé déjà par Toronto, le PIFFF, Angers, Sundance et plus récemment Gérardmer. Coralie Fargeat a accepté de discuter avec nous de ce rape and Revenge qui porte bien son nom et de l’état actuel du cinéma de genre français. Sur la Branche Votre film est l’un des premiers films de genre français de 2018 et pour beaucoup, l’année 2017 qui vient de […]


Revenge 2

Accompagné d’une réputation contre-productive le nommant comme le Grave (Julia Ducournau, 2017) de 2018, le premier film de la française Coralie Fargeat s’est taillé une place de choix dans la compétition de cette 7ème édition du PIFFF puisqu’il était sans conteste l’un des films les plus attendus de cette fournée annuelle. Verdict. Vengeance is a hot meal Il conviendrait d’imposer une sanction automatique à tous ceux qui présentent Revenge (Coralie Fargeat, 2018) comme le digne […]


Marlina, la tueuse en quatre actes

Fraichement diffusé au 37e Festival International du Film d’Amiens après un passage remarqué lors de la quinzaine des réalisateurs à Cannes, Marlina, la tueuse en quatre actes s’inscrit dans le genre bien en vogue du western féministe, et ce, pour notre plus grand plaisir. Marlina got a gun Après The Homesman (Tommy Lee Jones, 2014), Brimstone (Martin Koolhoven, 2017) ou encore Jane got a gun (Gavin O’Connor, 2015) voici Marlina, la tueuse en quatre actes, […]


La proie de l’autostop

Artus Films nous gâte encore d’un objet filmique identifié mais quand même bien au-delà du rape and revenge de base, malgré sa communication et il faut le dire, plusieurs éléments du script. Retour sur l’édition DVD de La proie de l’autostop de Pasquale Festa Campanile. La femme est l’avenir de l’homme Je vais pas revenir sur les classiques plus nécessaires à connaître que l’intégralité des œuvres d’Eric Rohmer (j’ai rien contre lui personnellement, mais faut […]