Vidéodrome

Rendant hommage à l’un des films fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique “Videodrome” accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film, ainsi que les sorties en direct-to-dvd et vod.


Une jeune femme brune à la peau pâle, les yeux rougis par l'épuisement et le désespoir, nous regarde droit dans les yeux ; des éclaboussures de sang tâchent son visage ; plan issu du film The Nightingale.

The Nightingale

On avait fait la rencontre du cinéma de Jennifer Kent via un premier film saisissant, Mister Babadook (2014) un film d’horreur aussi brillant dans son approche des codes, que dans sa façon de les ré-inventer. Le nom de sa réalisatrice s’était alors ajouté à la liste des « cinéastes à suivre ». Pourtant, son deuxième film, The Nightingale (2018) auréolé d’un prix (et d’une polémique) à Venice n’aura pas trouvé les grâces des distributeurs français. Cette œuvre essentielle, rageuse, peut-être l’une des plus puissantes des dernières années, nous parvient donc seulement, trois ans après sa réalisation, en VOD et vidéo via Condor Entertainment. Faire le constat qu’une telle pièce de cinéma ait pu en être privé ne peut que laisser songeur.


Dans une serre éclairée par la nuit et la lumière de la lune, Nicolas Cage enlace Kathleen Turner, dos à lui ; scène du film Peggy Sue s'est mariée.

Francis Ford Coppola, rien ne peut rester d’or pur

Carlotta vient de ressortir deux films majeurs et malheureusement mésestimés de Francis Ford Coppola, Peggy Sue s’est mariée (1986) et Jardins de Pierre (1987). Deux essais de la même période, les années 80, peut-être la plus tourmentée de son auteur, mais aussi la plus mélancolique. Un temps où le cinéaste semblait obsédé par la perte de l’innocence, la sienne – celle d’un ange déchu forcé de réaliser des films de commande après un échec retentissant – et celle d’une nation tout entière quelques années après la Guerre du Vietnam.


James Woods et Michael J. Fox posent avec le sourire devant un mur de graffiti dans le film La manière forte.

La manière forte

Si dans les années 1980, les films policiers faisaient la part belle à une esthétique crasseuse et un réalisme froid avec des films comme “Cobra” (George Cosmatos, 1986) ou “Death Wish 2” (Michael Winner, 1982) les années 1990 ont peu à peu abandonné cette posture héritée du nihilisme de la fin des années 1970 pour se concentrer sur des œuvres à la réalisation plus lumineuse et au registre plus léger. C’est ainsi qu’on voit arriver sur les écrans une flopée de véritables comédies policières dont “La manière forte”, tourné en 1991 par John Badham et proposé en Blu-Ray par Rimini Editions.


Plan rapproché-épaule sur le Christopher Walken, un peu hagard, du sang coule de sa bouche dans le film The Addiction.

The Addiction

Dès ses débuts avec The Driller Killer (1979), cet indépendant d’Abel Ferrara a régulièrement côtoyé le genre du fantastique et un an après la sortie de son Body Snatchers, L’invasion continue (1994), le cinéaste new-yorkais voit les choses en noir et blanc : Carlotta Films nous propose de redécouvrir The Addiction, ou sa relecture urbaine du mythe du vampire.


Mimsy Farmer les yeux clos, en grande douleur, plongée toute habillée dans un cours d'eau qui lui monte jusqu'aux hanches ; plan iconique du film La Traque.

La Traque

Le coffret offert par le Chat qui Fume à La Traque (Serge Leroy, 1975) remet la lumière sur un film qu’il convient de re-considérer aujourd’hui comme une pièce majeure du cinéma français.


Plan rapproché-épaule sur le visage fermé de Gastone Moschin, revolver dans la main, issu du film de la Trilogie du Milieu Milan Calibre 9.

La Trilogie du Milieu

Le polar-spaghetti est mis en ébullition par Elephant Films qui é, dite en Blu-Ray la Trilogie du Milieu de Fernando Di Leo : Milan Calibre 9 (1972), Passeport pour deux tueurs (1972), et Le boss (1973), ou trois exemples typiques du poliziottesco, le “néo-polar” droitard de l’Italie des années de plomb. Trois souvenirs de la bassesse Beaucoup de choses peuvent être dites de Quentin Tarantino. Unanimement ou presque reconnu lors de ses tout premiers efforts […]


Un jeune homme noir est en train de filmer avec une vieille caméra, tandis qu'un vieil homme derrière lui lui place les mains sur l'appareil ; scène du film Last Words.

Last Words

Fable post-apocalyptique en apparence, Last Words (Jonathan Nossiter, 2020) s’avère être une ode au cinéma profondément touchante face aux derniers jours de l’être humain. La dernière bobine Le tout juste regretté Bertrand Tavernier a proposé avec son Voyage à travers le cinéma français (2016) un hommage aux films et réalisateurs qui l’ont marqué durant sa vie. Jonathan Nossiter offre quant à lui un véritable film hommage au septième art sous couvert d’un monde post-apocalyptique où […]


En pleine rue, au premier plan le visage d'Isabelle Adjani possédée, du sang lui coule de la bouche ; derrière elle Sam Neill s'approche d'elle, le regard presque lubrique ; scène du film Possession.

Possession

Nous avons toujours beaucoup de plaisir à chroniquer les sorties de nos courageux amis du Chat qui Fume qui régulièrement nous gratifient de remarquables éditions. C’est avec une certaine émotion que nous revenons aujourd’hui sur ce qui est peut-être, à ce jour, leur chef-d’œuvre, à savoir la réédition en UHD et Blu-ray du chef-d’œuvre (justement) d’Andrej Zulawski, l’obsédant et hystérique Possession.


Sur lepont d'un vieux bateau en bois, un pirate fantôme, en squelette, fait un baise main à Madame Pandora, sous les yeux de Petit Vampire derrière elle.

Petit Vampire

Après un court passage en salles en octobre dernier, Petit Vampire (Joann Sfar, 2020) fait débarquer le bestiaire de monstres du célèbre auteur-dessinateur-réalisateur en DVD et Blu-ray pour conquérir les enfants et les fans d’horreur.


L’Etrange Monsieur Victor

Ce n’est pas tous les jours que nous avons l’occasion, dans nos colonnes, d’évoquer l’un des plus grands cinéastes français de tous les temps, si ce n’est le plus grand : Jean Grémillon. La très belle réédition chez Pathé de L’étrange Monsieur Victor (1938), passionnante tragédie toulonnaise, en est une formidable.


Dans une rue bondée de badauds, James Stewart est tenu sous le revolver du marshall tout vêtu de noir dans le film Je suis un aventurier.

Je suis un aventurier

Ressorti chez Sidonis Calysta dans sa collection « Westerns de Légende », Je suis un aventurier (1954), énième fruit de la fructueuse collaboration entre Anthony Mann et James Stewart, illustre ce sentiment alors chevrotant de l’idéologie américaine : celui d’enfin s’installer chez soi, et de prendre en main son destin.


Penelope Cruz sur un toit en ville, les cheveux au vents, se couvre avec ses bras laissant penser qu'elle a froid ; derrière elle la silhouette d'un homme dans le second plan flou ; plan du film Ouvre les yeux.

Ouvre les yeux

Après le chef-d’œuvre Tesis (1996), Alejandro Amenabar signe en 1997 un deuxième long-métrage ambitieux et encore plus impressionnant : Ouvre les yeux. Aujourd’hui, StudioCanal offre une nouvelle vie à ce classique du cinéma fantastique espagnol. Tachez de garder les yeux ouverts…