Vidéodrome

Rendant hommage à l’un des films fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique « Videodrome » accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film, ainsi que les sorties en direct-to-dvd et vod.


Vus en contre-plongée, deux alpinistes, l'un derrière l'autre, gravissent une montagne de glaces dans le film Le sommet des dieux.

Le Sommet des Dieux

Alors que son édition Blu-Ray est sortie depuis quelques jours sous la bannière de Wild Side, retour sur Le Sommet des Dieux (Patrick Imbert, 2021), film d’animation époustouflant qu’on souhaite ardemment voir briller aux César dans trois semaines.


Tuning attrape le bras d'une belle danseuse, qui le regarde inquiète ; tous deux font face à un mur gris ; scène du film Bayan Ko.

Bayan Ko

Si nous connaissons Le Chat Qui Fume en ces lignes pour son exploration du cinéma de genres italien, le matou propose par ailleurs de se pencher sur une filmographie autrement moins envisagée : le septième art philippin. Son metteur en scène phare, Lino Brocka, est mis à l’honneur avec une édition limitée de Bayan Ko (1984) un pamphlet violent contre le régime du Commandant Marcos, hésitant entre le pur film politico-moral et un thriller sec à l’orée du documentaire.


Gros plan sur le visage de Liv Ullmann, les yeux rougis, le regard interrogateur ; face à elle un homme dont nous ne voyons que l'épaule gauche, en amorce ; plan issu du film L'œuf du serpent.

L’Œuf du serpent

En 1977, Ingmar Bergman traverse une dépression, est en exil en Allemagne, et manifestement, il a envie de le faire sentir à tout le monde : critique de sa vision cauchemardesque de l’Allemagne pré-nazie, L’oeuf du Serpent proposé en combo Blu-Ray/DVD par Rimini Editions.


Christopher Walken observe New-York de nuit, de son bureau, derrière une vitre sur laquelle se reflète la ville ; plan issu du film The King of New-York.

The King of New York

Depuis plusieurs années, alors qu’il continue une œuvre de plus en plus expérimentale, solitaire et passionnante, Abel Ferrara connaît une nouvelle mise en lumière de ses œuvres du passé, dans des ressorties en salles ou en blu-ray de ses plus grands classiques. Après L’Ange de la vengeance (1981), New York, 2h du matin (1984) chez Esc, c’est Carlotta qui nous gratifie d’une remarquable édition blu-ray collector de son film le plus célèbre, avec Bad Lieutenant (1992), The King of New York (1990). L’occasion de revenir sur ce classique qui n’a rien perdu de sa noirceur et de sa puissance formelle.


Karen Steele empêche Randolph Scott de quitter la maison, lui prenant le bras juste devant une porte en bois fermée dans le film Décision à Sundown.

Decision à Sundown

Ré-éditant en version collector une série de films issus de la collaboration mythique entre Randolph Scott et le cinéaste Budd Boetticher, Sidonis Calysta nous permet de plonger en Blu-Ray dans un chapitre particulièrement intéressant de l’histoire du western, et dont Décision à Sundown (1957) n’est pas le rejeton le moins intrigant.


Marlon Brando sur son cheval, présente un esclave noir, une corde autour de la taille, à un potentiel acheteur dans le film Queimada.

Queimada

Dénonçant la cruauté de l’esclavage et de la colonisation sept ans avant la série Racines (Marvin J. Chomsky, 1977), les éditions Rimini nous propose de redécouvrir le très injustement méconnu Queimada de Gilles Pontecorvo pour la première fois en DVD et Blu-ray.


Cure

En ressortant Cure (Kiyoshi Kurosawa, 1997) en Blu-ray dans une nouvelle restauration, Carlotta Films remet sur le devant de la scène un polar poisseux, où la J-horror et le fantastique s’immiscent dans le Japon contemporain. En prolongeant, par le surnaturel, le film noir vers le thriller, Kiyoshi Kurosawa signe un film hautement sensoriel – volontairement hypnotique – où la folie dans laquelle basculent ses personnages est pensée comme un bug : une irruption fugace mais révélatrice de nos sombres bas-instincts.


Stallone, un revolver à la main est à côté d'une vieille dame en jogging bleu et rose ; tous deux sont à côté d'un mur en briques brisé dans le film Arrête ou ma mère va tirer !

Arrête où ma mère va tirer !

Voilà une belle occasion à ne pas manquer, retrouver Sylvester Stallone dans un rôle similaire de ceux de son copain autrichien, Arnold Schwarzenegger. Si on a tous de merveilleux souvenirs d’Un flic à la maternelle (Ivan Reitman, 1991) ou de Junior (Ivan Reitman, 1994) force est de constater que beaucoup ont oublié l’un des rares rôles potaches au cinéma de l’étalon Italien. Alors pourquoi ? Est-ce que notre mémoire a effacé volontairement ce morceau de bravoure ou est-ce que personne n’a vu ce film ? Dans tous les cas, cette sortie haute définition en blu-ray chez Elephant Films de ce buddy movie assez particulier mais terriblement attachant nous permet de nous replonger dans les années 90. En voiture Simone !


Nils Bouaziz, à bord du cuirassé Potemkine

Aux premiers jours du mois de juillet, une bonne poignée de cinéphiles ont bravé la chaleur étouffante pour s’abreuver d’ambiances occultes et ésotériques. Perdu dans un beau village d’Occitanie, le château H organisait « Les Diableries », un festival de cinéma en plein air à la gloire du Dieu Lumière. Dans ces catacombes, sanctuaire d’un passé cathare propre à la région, nous faisons la rencontre de Nils Bouaziz, fondateur de la maison d’édition et de distribution Potemkine Films. Ce dernier étant à l’initiative de la superbe édition collector du film culte, nous profitons de l’occasion pour discuter avec lui du marché de la vidéo et d’un certain cinéma halluciné en perdition, mais aussi – et surtout – pour décrypter ce chef d’œuvre trop méconnu du cinéma d’horreur muet.


Un groupe d'hommes et de femmes vus de dos contemple une haute statue de bois prendre feu sous un ciel de crépuscule, scène du film The Wicker Man.

The Wicker Man

Nous, adeptes de chocs psychédéliques, mordus de l’horreur alternative et d’hystérie complotiste abreuvée aux ambiances païennes, nous ne pouvons qu’apprécier la re-sortie récente par Lost Films du final cut du culte The Wicker Man (Robin Hardy, 1973). Esthétiquement minimaliste dans sa facture et porté par la contre-culture seventies, cet objet nous éclaire toujours aujourd’hui de sa lueur puissante.