Festival de Cannes


[Carnet de bord] Festival de Cannes 2024 • Jour 0

L’année passée, l’équipe de Fais Pas Genre ! inaugurait au Festival de Cannes un format nouveau pour couvrir ce festival hors norme. Cette année, nous remettons le couvert et vous offrons un compte rendu jour par jour du festival, des films, de l’ambiance générale sur la mondialement connue Croisette. Comme l’année précédente l’équipe du site présentera à sa manière les films cannois, aiguillés comme d’habitude par les cinémas de genres.

Le Deuxième Acte Léa Deydoux Raphael Quenard Quentin Dupieux

Issu de May December, un plan rapproché-épaule,en clair obscur sur une Natalie Portman qui semble éprouvée, nous regardant dans les yeux, sur un fond uni marron.

May December

Projeté en compétition à Cannes il y a presque un an, May December, le nouveau film de Todd Haynes nous arrive enfin en France. L’occasion pour lui de développer les thématiques qui lui sont chères tout en se prêtant à un troublant jeu de miroir « à la De Palma » qui justifie à lui seul sa présence dans nos rubriques.


The Zone of Interest

« The Zone of Interest » de Jonathan Glazer ne sortira qu’en janvier sur tous les écrans français, mais il voyage de plus en plus régulièrement dans divers festivals francophones depuis sa présentation au dernier festival de Cannes, où il était d’assez loin le film qui nous avait le plus saisi. Comme nous participions à sa présentation la semaine dernière au Festival Augenblick de Strasbourg dont nous sommes partenaire, nous nous permettons d’y revenir enfin plus longuement, et de tenter de saisir les multiples beautés, et complexités, de cette œuvre capitale et retorse.

Une famille se prélasse sur l'herbe au bord d'un lac, au cœur d'une vallée verte et ensoleillée, dans le film The Zone of Interest.

Dans une forêt ensoleillée, Simon Baur pose une main réconfortante sur son frère Raymond Baur ; tous deux sont filmés de profil, en rapproché-poitrine, par Simon Rieth.

[Entretien] Simon Rieth, le fantastique par contraste

Après avoir fait ses armes sur de nombreux courts-métrages indépendants, Simon Rieth voit son premier long-métrage Nos Cérémonies sélectionné à la 61e Semaine de la critique du Festival de Cannes en 2022. Jouissant d’une sortie discrète en mai dernier, il n’a pas cependant pas manqué de resplendir par sa proposition aussi poétique que singulière, dont nous avons eu le plaisir de discuter avec lui.


Indiana Jones et le cadran de la destinée

Conclusion de quatre décennies d’aventures aux quatre coins du globe et de ses légendes, Indiana Jones et le Cadran de la destinée (James Mangold, 2023) se devait de réussir la sortie du héros et par la même occasion, celle de son mythique interprète. Et ce sans ses deux papas, tout aussi légendaires que l’archéologue lui-même ! Après un quatrième opus en demie teinte, ce cinquième épisode vient-il nous confirmer que la place d’Indy est désormais dans un musée ?


Elementaire

Après trois beaux films injustement privés de grands écrans – Soul (Pete Docter & Kemp Powers, 2020), Luca (Enrico Casarosa, 2021) et Alerte Rouge (Domee Shi, 2022) – et un spin-off décevant ayant subi un vilain revers en salles – Buzz l’éclair (Angus MacLane, 2022) – il est peu dire que la superbe des studios Pixar d’antan peine à retrouver tout son aura, sa formule magique. Difficile d’avouer qu’on misait sur Elementaire (Peter Sohn, 2023) pour en raviver la flamme, tant le premier long-métrage de son réalisateur – Le Voyage d’Arlo (2015) – est sans équivoque le plus faible de la production Pixar. Et pourtant…