animation japonaise


Akira

l EN SALLES | En cette rentrée 2026, le distributeur au doux nom de Piece of Magic Entertainment France a l’excellente idée de ressortir Akira (1988) de Katsuhiro Ôtomo. Cette décision devient d’emblée l’événement de cette nouvelle saison cinématographique et l’occasion chez Fais Pas Genre de combler un vide : accueillir au sein du webzine l’œuvre fondatrice de la science-fiction des années 1980, à l’instar de ce que représentent Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (George Lucas, 1977) pour les années 1970 et Matrix (Les Wachowski, 1999) pour les années 1990, une synthèse de son époque.


Les cinq joueurs de l'équipe de basket de The first Slam Dunk s'avancent sur le terrain, alignés, fiers, devant un public et leur staff tous vêtus de blanc.

The First Slam Dunk

Quand Takehiko Inoue adapte son manga Slam Dunk, cela donne « The First Slam Dunk » (2023), soit l’une des plus belles propositions de film sportif depuis belles lurettes. Un accomplissement aussi bien technique qu’artistique qui emporte tout sur son passage, y compris ceux pour qui les règles du basket sont plus opaques qu’une notice pharmaceutique.


Tokyo Godfathers

Dans l’ombre de Perfect Blue (1997) et Paprika (2006) se terrent deux longs-métrages de Satoshi Kon : Millenium Actress (2002) et Tokyo Godfathers (2003). Ce dernier, inconsidéré à l’époque de sa sortie, anomalie dans sa filmographie, se voit peu à peu rétablir ses lettres d’or par une communauté de cinéphiles passionnés et fidèles. Quoi de plus beau comme cadeau de noël que de vous inviter à (re)découvrir un des chefs d’œuvre (c’est peu dire, il n’a fait que ça) trop souvent mis de côté d’un des plus grands réalisateurs de cinéma d’animation japonais ?

La famille de sans-abris de Tokyo Godfathers pose fièrement, avec le sourire, dans leur "chez eux" : une décharge.

Sur la terrasse d'une maison au cœur des bois, un héron prend son envol devant un tout jeune homme, vu de dos ; plan issu du film Le garçon et le héron.

Le Garçon et le Héron 1

Dix ans après Le vent se lève (2013), le maître de l’animation japonaise Hayao Miyazaki sort de sa retraite annoncée, animé d’un besoin urgent de conter à nouveau des histoires. Son nouveau film, Le Garçon et le Héron (2023), est l’invitation à nous laisser porter par le merveilleux, pour penser les pires plaies du monde, mais aussi nos plus intimes. Un geste coutumier du cinéaste, mais qu’il sublime ici par la densité plastique et narrative de son histoire, ainsi qu’une question nouvelle pour l’auteur, celle de sa propre finitude et de comment passer le flambeau.


[Entretien] Nathalie Bittinger, Au Pays des Merveilles

Après avoir inventorier les cinémas chinois et étudier le cas Ang Lee, Nathalie Bittinger poursuit son exploration du continent asiatique. Avec Au pays des merveilles, elle examine cette fois le cinéma d’animation japonais et en révèle toute sa richesse dans un ouvrage généreux et accessible.

Mima, l'héroïne du film Perfect Blue, est allongée torse nu sur un par terre de fleurs, pour le livre sur le cinéma d'animation japonais de Nathalie Bittinger.

La jeune Aya chante sur scène avec un micro sur pied, dans le film Aya et la sorcière.

Aya et la Sorcière

Le studio Ghibli, ici sous la houlette du fils d’Hayao Miyazaki, Goro, s’essaye à l’animation 3d pour une adaptation d’un roman de Diana Wynne Jones. Des enfants, des sorcières, de la magie, beaucoup des ingrédients Ghibli sont là, mais il n’est pas sûr que cette nouvelle recette fonctionne… Retour sur cette immense déception, vue dans le cadre du Festival de Gérardmer.