Archives du mois : juin 2026


Disclosure Day

l EN SALLES | Après avoir exploré les promesses de cette nouvelle rencontre extraterrestre, il est temps de découvrir ce que Steven Spielberg en fait dans Disclosure Day, film dans lequel Daniel Kellner (Josh O’Connor), accompagné par sa partenaire Jane Blakenship (Eve Hewson), dévoile la vérité sur une vie en dehors de la Terre. Il est aidé dans sa quête par Margaret Fairchild (Emily Blunt), une miss météo dotée de capacités surnaturelles transmises par les extraterrestres. Une société de cybersécurité, Wardex, fait tout pour empêcher cette révélation, voyant d’un bien mauvais œil ce bouleversement mondial.


Spider-Noir

| LA LUCARNE | Fier de son univers partagé, Sony – en collaboration avec Marvel et Disney – n’a cessé de l’enrichir de nouvelles figures arachnéennes à mesure que grandissait le succès de sa trilogie, encore inachevée, Spider-Verse. Avec la récente série Spider-Noir (Oren Uziel & Steve Lightfoot, 2026), disponible sur Prime Video, le studio poursuit cette logique d’expansion. Néanmoins, très vite, nous nous rendons compte que son personnage est contaminé par la personnalité particulière de son interprète.


La guerre des gangs

| VIDEOCLUB | Il fallait bien que le maestro Lucio Fulci se livre au poliziottesco : Artus Films propose dans une superbe édition, La guerre des gangs (1980), excursion sanguinolente, brutale, et sombre malgré sa BO funky. Critique d’un des meilleurs rejetons de ce genre par un cinéaste décidément fascinant.

Un gangster tient Fabio Testi par le col, le menaçant avec son revolver, dans le film La guerre des gangs de Lucio Fulci.

L'actrice Monica Bellucci dans le rôle de Dolores dans le film Beetlejuice Beetlejuice, en robe noire, passant une porte.

[Lecture] Tim Burton ou le Prométhée gothique

| LECTURE | Depuis son premier long-métrage, « Pee-wee’s Big Adventure », sorti en 1985, Tim Burton s’est imposé dans le paysage du cinéma occidental du demi-siècle écoulé. Dans une monographie stimulante dont les éditions Playlist Society ont le secret, Elsa Colombani décortique – au risque parfois de l’hagiographie – le travail du réalisateur nord-américain, son esthétique, ses influences, ses évolutions. Et fournit de précieuses clés de compréhension d’une œuvre incontournable.


Saccharine

l EN SALLES | Depuis quelques années, le body horror est devenu l’un des terrains privilégiés d’une réflexion sur les normes imposées aux femmes. Déjà remarquée avec ses deux précédents films, Natalie Erika James s’empare à son tour de ce registre pour explorer l’obsession de la minceur et les troubles du comportement alimentaire. Avec « Saccharine » (2026), elle signe une œuvre traversée par de belles intuitions de mise en scène, sans toujours parvenir à les faire pleinement dialoguer.


Une femme blonde regardant un homme brun, assis tous les deux sur un canapé, un rayon de soleil déversant sa lumière sur eux.

Personne n’a entendu crier

| VIDEOCLUB | Artus Films déniche régulièrement des pépites passées sous les radars, et c’est encore le cas avec la sortie blu-ray de « Personne n’a entendu crier » (Eloy de la Iglesia, 1973), une œuvre espagnole qui n’était même pas sortie en France à l’époque. Sorte de mélange du giallo italien et du concept hitchcockien accumulant les rebondissements invraisemblables et les fautes de goût, le long-métrage mérite néanmoins une nouvelle chance…