Coralie Fargeat


[Lecture] Un genre à soi

On ne présente plus Playlist Society (et pourtant faisons le tout de même) : une maison d’édition française qui explore le cinéma – pas seulement de genre – sous toutes ses coutures. Des essais sur des cinéastes (Gregg Araki, le génie queer; La Transgression selon David Cronenberg), des analyses détaillées d’un phénomène au cinéma, des dissections de saga et des entretiens sur le temps long, comme ce dernier ouvrage collectif : Un genre à soi.

Agathe Rousselle s'allonge sur le capot du'ne voiture dorée, sous le regard des spectateurs dans un hangar ; scène du film Titane abordé dans Le cinéma de genre au féminin.

The Substance

Auréolé d’un Prix du Scénario glané au dernier Festival de Cannes – où il fut même considéré comme favori pour la Palme d’Or – le nouveau film de Coralie Fargeat, sept ans après « Revenge » (2017), débarque dans les salles françaises en ayant conquis Hollywood. « The Substance » (2024) est davantage qu’un body horror de plus, c’est peut-être l’œuvre féministe la plus aboutie depuis longtemps.

Dans une salle de bains toute de carrelage blanc, une femme gît nue sur le sol, vue de dos, une large cicatrice court tout le long de sa colonne vertébrale ; une silhouette de femme, vue de dos aussi, portant un long peignoir avec un motif de serpent, est debout près de ce corps ; plan issu du film The substance.

Dans une rue sombre et pluvieuse, une statue d'homme qui lit, issue du film Megalopolis présenté au Festival de Cannes 2024.

[Carnet de Bord] Festival de Cannes 2024 • Bilan, Tops et Palmarès

Le festival de Cannes s’est achevé samedi dernier sur un palmarès sans fausse-note – mais aussi sans surprise – couronnant Anora de Sean Baker, et concluant une édition brinquebalante, pour ne pas dire assez triste. De films malades proliférants à films en ruine, il y avait cependant matière à réfléchir…


[Carnet de Bord] Festival de Cannes 2024 • Jours 4-6

Alors qu’au fil des jours nous nous engouffrons davantage dans le festival, que les débats sont de plus en plus vifs, la fatigue de plus en plus intense, que les courses entre les séances sont de plus en plus rapides, Fais Pas Genre continue sa plongée au coeur du 77e Festival de Cannes et à travers toutes les sélections, à la recherche de pépites comme s’il s’agissait de bons coins à champignons.

Une femme gît nue sur le carrelage d'une salle de bain, des sutures suivent les lignes de sa colonne vertébrale ; elle est au pied d'une silhouette indéfinie portant une longue tunique au motif de serpent, vue de dos ; plan de The Substance de Coralie Fargeat projeté à Cannes.

[Lecture] Le cinéma de genre au féminin

De l’exploitation la plus régressive à l’elevated horror la plus – soi-disant – intellectuelle, le cinéma de genre a de bien nombreuses fois instrumentalisé les femmes au nom de sulfureux mélanges d’Eros, de Thanatos et de fluides corporels divers. Publié en milieu d’année 2023 par Jaguarundi Editions, Le cinéma de genre au féminin propose un tour d’horizon de réalisatrices francophones qui changent la donne.